Revenir à la page précédente


The African Art Book Fair in partnership with the Vallois gallery and the bookshop « Aux 4 vents » will highlight the Beninese contemporary scene through several cultural and artistic actions: within its art book fair, through a capsule exhibition of contemporary artists from Benin and artistic performances and around a thematic round table associating academics, art historians, art critics and artists throughout the professional week of this 14th edition of the Dakar Biennale: from May 19 to 22, 2022  

Inaugurated on February 19 at the Palace of the Republic of Benin in Cotonou, the exhibition « Benin Art in the Past and Today: From Restitution to Revelation » is an international event that marks a historic turning point for restitutions and recognition of the contemporary Beninese scene.

This diptych and public exhibition is a double event: it simultaneously puts the spotlight on the classical art of Benin, the twenty-six royal treasures of Abomey recently returned by the Musée du Quai Branly, and on the contemporary art scene of Benin and its diaspora, major and emerging artists, through a museum tour of more than 2,000 m2 and a dive into more than three centuries of art history of Benin.

In order to celebrate this abundant cultural news from Benin, the African Art Book Fair wished to honor this contemporary art scene of great vitality and to introduce to the extended network of professionals in the art world the publication of the double catalog of the diptych exhibition « Benin Art in the past and today, from Restitution to Revelation: Royal Treasures and Contemporary Art of Benin »: an artistic, cultural and editorial dynamic that reflects the effervescence of the new African contemporary scene and affirms the place of Benin as a nerve center of creation and artistic distribution. 


Vernissage – cocktail : may 20 at 5.30pm

Performance : may 20 at 5.30pm with the artists Benjamin Deguenon and Rafiy Okefolahan 

Capsule exhibition : from may 19 to may 22 with the artists Euloge Glèlè and Didier Ahadji, in partnership with Vallois gallery

Roundtable : saturday, may 21 from 11am to 12am

Presentation of the double catalogue « Trésors Royaux » and « Art contemporain du Bénin » diptych exhibition « Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui, de la Restitution à la Révélation »

​​Speakers : 

Bénédicte Savoy, art historian, holder of the chair devoted to « Art History as Cultural History » at the Technical University of Berlin, co-author with Felwine Sarr of the report Restituer le patrimoine africain (Restitute African heritage)

Didier Houénoudé, art historian and director of the Institut National des Métiers d’Art and of Archeology at the University of Abomey Calavi

Coline Toumson-Venite, cultural engineer, in charge of the Arts and Culture mission of the Presidency of the Republic of Benin

Yassine Lassissi, art director of the National Art Gallery of Benin

Moderator :  Franck  Hermann Ekra, art critique, member of AICA international art
Immersive experience of the virtual visit of the exhibition « Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui, de la Restitution à la Révélation » through a 360° 3D tour: from May 19 to 22, 2022


L’édition 2022 de L’African Art Book Fair à la biennale de Dakar est heureuse de vous annoncer sa collaboration avec le Bénin en tant que pays à l’honneur dans le cadre de l’actualité de l’exposition-événement « Art du Bénin  et d’aujourd’hui, de la restitution à la révélation » et de la parution du double catalogue d’exposition bilingue « Art contemporain du Bénin » et « Trésors royaux du Bénin » aux Éditions Hermann.

L’African Art Book Fair en partenariat avec la galerie Vallois et la librairie “Aux 4 vents” mettra en lumière la scène contemporaine béninoise à travers plusieurs actions culturelles et artistiques : au sein de sa foire du livre d’art, à travers une exposition capsule d’artistes contemporains du Bénin et des performances artistiques et autour d’une table-ronde thématique associant universitaires, historiens de l’art, critiques d’art et artistes tout au long de la semaine professionnelle de cette 14ème édition de la Biennale de Dakar : du 19 au 22 mai 2022.  

Inaugurée le 19 février dernier au Palais de la République du Bénin, à Cotonou, l’exposition « Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui : de la Restitution à la Révélation » constitue un événement d’envergure internationale qui marque un tournant historique pour les restitutions et la reconnaissance de la scène contemporaine béninoise.

Cette exposition diptyque et publique constitue un double événement : elle met en lumière de façon simultanée l’art classique du Bénin, particulièrement les vingt-six trésors royaux d’Abomey récemment restitués par le Musée du Quai Branly à Paris, et sur la scène artistique contemporaine du Bénin et de sa diaspora, des artistes majeurs et émergents, à travers un parcours muséal de plus de 2 000 m2 et une plongée dans plus de trois siècles d’histoire de l’art du Bénin.

Afin de célébrer cette actualité culturelle foisonnante du Bénin, l’African Art Book Fair a souhaité mettre à l’honneur cette scène artistique contemporaine d’une grande vitalité et faire découvrir au réseau étendu des professionnels du monde de l’art la parution du double catalogue de l’exposition diptyque « Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui, de la Restitution à la Révélation – Trésors Royaux et Art Contemporain du Bénin » : une dynamique artistique, culturelle et éditoriale qui rend compte de l’effervescence de la nouvelle scène contemporaine africaine et qui affirme la place du Bénin en centre névralgique de création et de diffusion artistique. 


Vernissage – cocktail : le 20 mai à 17h30

Performance : le 20 mai à 17h30 avec les artistes Benjamin Deguenon et Rafiy Okefolahan 

Exposition capsule : du 19 au 22 mai avec les artistes Euloge Glèlè et Didier Ahadji, en partenariat avec la galerie Vallois 

Table ronde : samedi 21 mai de 11h à 12h

Présentation du double catalogue « Trésors Royaux » et « Art contemporain du Bénin » de l’exposition diptyque « Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui, de la Restitution à la Révélation » 

​​Intervenant.e.s : 

Bénédicte Savoy, historienne de l’art, titulaire de la chaire consacrée à l’« Histoire de l’art comme histoire culturelle » à l’université technique de Berlin, co-autrice avec Felwine Sarr du rapport Restituer le patrimoine africain

Didier Houénoudé, historien de l’art et directeur de l’Institut National des Métiers d’Art et d’Archéologie de l’Université Abomey Calavi

Coline Toumson-Venite, ingénieure culturelle, chargée de mission Arts et Culture du Président de la République du Bénin

Yassine Lassissi, directrice artistique de la Galerie Nationale du Bénin

Modérateur :  Franck Hermann Ekra, critique d’art, membre de l’AICA international 
Expérience immersive de la visite virtuelle de l’exposition « Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui, de la Restitution à la Révélation » à travers un parcours en 3D à 360°: du 19 au 22 mai 2022


Editing to not remain silent

Curator : Pascale Obolo

Artists : Willys Kezi, Miguel Marajo, Macina Camara and Rafiy Okefolahan

The exhibition Editing to not remain silent opens up paths, offers perspectives, and calls for reflection on oneself, on others, on the world. During the covid in 2020, the cultural word was designated as non-essential in our societies. The closed creation places, the artists found themselves to explore other creation spaces to continue to create, but also to question new writings, new visual languages. Impossible to show or see works in cultural structures, affected by the closures. The book became an aesthetic weapon of massive construction regardless of its contents, its form or its language.

Many artists have turned to the production of the artist’s book to create new narratives, new imaginaries. The book medium is thought of as a space of emancipation, a space of aesthetic, typographic, political and poetic experimentation. The artist’s book invites to an aesthetic, visual, plastic and organic experience in order to teach us to look and read the world differently. Through the rich proposals of artists Willys Kezi, Miguel Marajo, Macina Camara and Rafiy Okefolahan, with writing, drawing, collage and installation, the exhibition  Editing to not remain silent shows the multidisciplinary character of the art book.

This exhibition questions the artist’s book in its capacity to transmit new stories through a multitude of proposals from the artists represented in this exhibition. The artist Willys Kezi questions the precariousness through the fragility of Kraft paper. Miguel Marajo takes us on an environmental disaster in the West Indies, with his proposal of small books with several parts. Rafiy Okefolahan experiments with an endless book of drawings, saturated with color. He convenes a ritual relationship that connects the viewer to the book. As for the artist Macina Camara, his work is conceived as an installation of books in resonance with our history and our memory. 

EXPOSITIONS :​​ DU 19 AU 22 MAI 2022

Éditer pour ne pas rester dans le silence

Commissaire d’exposition : Pascale Obolo 

Artistes :  Willys Kezi, Miguel Marajo, Macina Camara et  Rafiy Okefolahan

L’exposition Éditer pour ne pas rester dans le silence ouvre des voies, offre des perspectives, appelle à réfléchir sur soi, sur les autres, sur le monde. Pendant le covid en 2020, le monde de la culture était désigné comme non essentiel dans nos sociétés. Les lieux de création fermés, les artistes se sont retrouvés à explorer d’autres espaces de création pour continuer à créer, mais aussi à questionner des nouvelles écritures, de nouveaux langages visuels. Impossible de montrer ou voir des œuvres dans les structures culturelles, touché par les fermetures. Le livre est devenu une arme esthétique de construction massive quel que soit son contenu, sa forme, son langage.

Beaucoup d’artistes se sont tournés vers la production du livre d’artiste pour créer de nouveaux récits, des nouveaux imaginaires. Le médium livre pensé comme un espace d’émancipation, un espace d’expérimentations esthétiques, typographiques, politiques et poétiques. Le livre d’artiste invite à une expérience esthétique, visuelle, plastique et organique afin de nous apprendre à regarder et à lire le monde différemment. À travers les propositions très riches des artistes Willys Kezi, Miguel Marajo, Macina Camara et  Rafiy Okefolahan en passant par l’écriture, le dessin, le collage et l’installation, l’exposition Éditer pour ne pas rester dans le silence montre le caractère multidisciplinaire de l’ouvrage d’art.

Cette exposition  questionne le livre d’artistes dans sa capacité à transmettre des nouvelles histoires à travers une multitude de propositions d’artistes représentés dans cette exposition. L’artiste Willys Kezi questionne la précarité à travers la fragilité du papier Kraft. Miguel Marajo nous embarque dans un désastre environnemental aux Antilles, avec sa proposition de petits livres à plusieurs volets.  Rafiy Okefolahan éxpérimente un livre de dessin sans fin, saturer de couleur. Il convoque une relation rituelle qui relie le spectateur au livre. Quant à l’artiste Macina Camara, son œuvre est conçue comme une installation de livres  en résonance avec notre histoire et notre mémoire.


Miguel Marajo

This object that offers itself to us, delivers some synchronous adjustments around the works of Miguel Marajo. When we open the precious black envelope, the tip of a banana appears. 

Highly symbolic fruit, Chlordecone obliges, at the time of the « everything natural », it faces the environmental disaster in the West Indies.  So, with humor, he takes us on a funny ride where the banana takes the reins.  We discover a small book with several parts.

On the cover, photos of the installation he created in 2021 during his performance « The enigma of the white hole ». In this performance he tried to annihilate the vestiges of colonialism that lie dormant in him. Inside several works accompanied by poetic texts in echo, illuminate his statement. 

Miguel Marajo drew with a Posca marker, creating an interaction between the different pages.  Each copy is unique and numbered.

Cet objet qui s’offre à nous, livre quelques ajustements synchrones autour des œuvres de Miguel Marajo. Lorsqu’on ouvre la précieuse enveloppe noire, apparaît l’extrémité d’une banane. 

Fruit hautement symbolique, Chlordécone oblige, à l’heure du “tout naturel”, il affronte le désastre environnemental aux Antilles.  Alors, avec humour, il nous embarque dans un drôle de manège où la banane prend les rênes.  Nous découvrons un petit livre à plusieurs volets.

Sur la couverture, des photos de l’installation qu’il a créée en 2021 lors de sa performance “L’énigme du trou blanc”. Dans cette performance il tentait d’annihiler les vestiges du colonialisme qui sommeillent en lui. À l’intérieur, plusieurs œuvres accompagnées de textes poétiques en écho, éclairent son propos. 

Miguel Marajo a dessiné au feutre Posca en créant une interaction entre les différentes pages.  Chaque exemplaire est unique et numéroté.

Willys Kezi

“Canson, mixte technique” 2017

Willys Kezi is a visual artist born in 1985 in Kinshasa in the Democratic Republic of Congo. She graduated in Fine Arts and Painting from the Academy of Fine Arts of Kinshasa in 2008. The artist pursues her research through performances, drawing, collages and painting. More recently, her latest series of drawings, made on kraft paper shopping bags, evokes Kinshasa and Parisian life. « By dint of accumulating them, I liked these papers which seem to correspond to me: fragile and solid, disposable and useful, to keep and to recycle. They are also, for this series, the symbol of the consumer society ».

Willys Kezi est une artiste plasticienne née en 1985 à Kinshasa en République Démocratique du Congo, diplômée en Arts  plastiques et peinture de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa en 2008. L’artiste poursuit sa recherche à travers les performances, le dessin, les collages et la peinture. Plus récemment, sa dernière série de dessins, réalisée sur des sacs de courses en papier kraft comme la série « Blessure / Luxure » , ou en  papier Canson, évoque la vie kinoise et la vie parisienne. “A force de les accumuler, j’ai aimé ces papiers qui semblent me correspondre : fragiles et solides, jetables et utiles, à garder et à recycler. Ils sont aussi, pour cette série, le symbole de la société de consommation”.

Rafiy Okefolahan

installation by Rafiy Okefolahan, «Colors inspired by spirits»

Rafiy Okefolahan’s art is part of a multimedia approach, but conceptually it is not so heterogeneous, rather it is positioned with stiffness and seriousness.

The core of the Okefolahan process is the inspiration that is largely drawn from the context of African culture and the religion of voodoo. Starting with the concept of devotion to spirits and deities, the artist questions this mysterious spiritual tradition in light of the abuse of power and daily injustices in Benin.

Apparently intrigued by the subject of perception in general, Rafiy Okefolahan explores the hidden worlds beneath human consciousness. The ever intense relationship between the real and the incomprehensible is what leads the artist to question complex political and social mechanisms.

His production of textured canvases is spontaneous and saturated with color, and sometimes text. He uses organic materials such as earth, sand or coffee grounds to point out the chaos of reality, as he likes to say.

Rafiy Okefolahan communicates his experiences: states of animation and desolation.

The difficulty of living in a repressive society where the individual is not able to express himself has deeply affected his creative process and has made his art perceived as surreal and dark.

Rafiy Okefolahan was born in 1979 in Porto-Novo. He studied at the National School of Arts in Dakar and trained simultaneously in coaster painting and photography. 

L’art de Rafiy Okefolahan s’inscrit dans une démarche multimédia, mais d’un point de vue conceptuel. Le cœur du processus Okefolahan représente l’inspiration qui est issue de la culture africaine et de la religion de vaudou. Partant du concept de dévotion aux esprits et aux divinités, l’artiste interroge cette mystérieuse tradition spirituelle selon les abus de pouvoir et les injustices quotidiennes au Bénin.

Apparemment intrigué par le sujet de la perception en général, Rafiy Okefolahan explore les mondes cachés sous la conscience humaine. La relation toujours intense entre le réel et l’incompréhensible est ce qui amène l’artiste à s’interroger sur les mécanismes politiques et sociaux complexes.

Sa production de toiles texturées est spontanée et  saturée de couleur, et parfois de texte. Il  utilise des matériaux organiques comme la terre, le sable ou le marc de café pour pointer le chaos de la réalité, comme il aime à le dire. Rafiy Okefolahan communique ses expériences vécues : des états d’animation et de désolation. La difficulté de vivre dans une société répressive où la personne n’est pas en mesure de s’exprimer a profondément affecté son processus créatif et a fait percevoir son art comme surréaliste et sombre.

Rafiy Okefolahan est né en 1979 à Porto-Novo. Il étudie à l’École Nationale des Arts de Dakar et se  forme simultanément à la peinture sous-verre et à la photographie.

Macina Camara

Macina Camara, known as « Le Pharaon », is a visual artist and art teacher at the Ngaladou Diouf high school in Mermoz, Dakar, Senegal. Son of the late Badara Camara (painter and art teacher). After his training at the ENA he was able to discover that architecture was not very far from the plastic arts, and that it even belongs to the great field of arts. Making artists’ books is a way for him to prevent our libraries from dying. He elevates the publication to the rank of an art object. In his book-objects, his work focuses on semiology applied to the image: on iconic signs, symbolic signs, hieroglyphic signs. This approach is a way for him to show the contributions of art in the history of humanity and more precisely in any process of creation and thus of development.

Macina Camara dit « Le Pharaon » est plasticien et professeur d’art plastique au lycée Ngaladou Diouf de Mermoz à Dakar (Sénégal). Fils du feu Badara Camara (artiste peintre et professeur d’art plastique). Après sa formation à l’ENA il a pu découvrir que l’architecture n’était pas très loin des arts plastiques, et qu’elle appartient même au grand domaine des arts. Faire  des livres d’artistes est un moyen pour lui  d’empêcher nos bibliothèques de mourir. Il élève ​la publication au rang d’objet d’art. Dans ses objets-livres, son travail porte sur la sémiologie appliquée à l’image : sur les signes iconiques, les signes symboliques, les signes hiéroglyphes. Cette approche est une manière pour lui de montrer les apports de l’art dans l’histoire de l’humanité et plus précisément dans tout processus de création et donc de développement.


Crédit : La Galerie Carole Kvasnevski

For the curatorship of its exhibition, the African Art Book Fair invites Carole Kvasnevski and the curator Abdou Diouf Ndiaye to reread the history of the Dakar Biennale from the archives of the catalogs of the successive editions of the said art biennale. 

This research work has been undertaken with the aim of providing the Dakar Biennale with a memory and a practical tool for all. The base of documents obtained during this first phase of research (documents presented during the African Art Book Fair 2022) will be enriched each year and increased over the years by new contributions.

Our continent needs critical and analytical tools to project itself into the future. Our exhibition on the archives of the Biennale is only a small contribution to the immense work that should be opened in the years to come to analyze, comment and update the mechanisms to sustain this international event.

These documents will allow us to understand the history of the mother of African biennials, its evolution over 32 years of existence and its anchorage in the world of contemporary art. This exhibition will present the biennial from several angles, through various documents produced on different media (catalogs, posters, audio and video reports, etc.), depending on the different actors of this biennial (successive artistic directors, guest curators, journalists, etc.). 


Commissaires d’exposition : Abdou Diouf Ndiaye et Carole Onambélé Kvasnevski

Résumé du projet de recherche :

Ce travail de recherche a été entrepris dans le but de doter la Biennale de Dakar d’une mémoire et d’un outil pratique pour tous. La base des documents obtenus lors de cette première phase de recherche (docs présentés pendant AABF 2022) sera enrichie chaque année et augmentée au fil des années par de nouveaux apports.

Notre continent a besoin d’outils critiques et analytiques pour se projeter dans l’avenir. Notre exposition sur les archives de la Biennale n’est qu’une petite contribution à l’immense chantier qui devrait s’ouvrir dans les années à venir pour analyser, commenter et mettre à jours les mécanismes pour perdurer cette manifestation internationale.

La scénographie de l’exposition :

Les archives obtenues au cours de ce travail de recherche seront exposées au Centre de Ressources Ousmane Sembène, face au musée de la Femme, Place du souvenir africain à l’occasion de l’African Art Book Fair du 19 au 22 mai 2022.

Ces documents permettront de comprendre l’Histoire de la mère des biennales africaines, son évolution au fil des éditions sur 32 ans d’existence et son ancrage dans le monde de l’art contemporain. Cette exposition présentera la biennale sous plusieurs angles de vue, au travers de documents divers et variés produits sur différents supports (catalogues, affiches, reportages audios et vidéos, etc), en fonction des différents acteurs de cette biennale (directeurs artistiques successifs, des commissaires invités, des journalistes, etc). 


Presentation of the artists Euloge Glèlè and Didier Ahadji, in partnership with the Vallois Gallery in order to honor Benin.

Présentation des artistes Euloge Glèlè et Didier Ahadji, en partenariat avec la galerie Vallois afin de mettre à l’honneur le Bénin.

Euloge Glèlè

Euloge GLÈLÈ was born in Cotonou (Benin) in 1977. This descendant of the kings of Abomey has attracted attention for the quality and detail of his work: « For his terracottas, Euloge GLÈLÈ draws his inspiration from the daily life of his fellow citizens. Dancers, hair braiders, motorcycle cab drivers, market gardeners or even entire families perched on a motorcycle (the zemidjans) serve as subjects for these figures worked with a knife and painted or left in their raw state » (Cédric RABEYROLLES DESTAILLEUR)

Euloge GLÈLÈ est né à Cotonou (Bénin) en 1977. Ce descendant des rois d’Abomey a attiré l’attention par la qualité et le détail de son travail : « pour ses terres cuites, Euloge GLÈLÈ puise son inspiration dans la vie quotidienne de ses concitoyens. Les danseuses, tresseuses de cheveux, conducteurs de taxi-moto, maraîchers ou encore des familles entières juchées sur une moto (les zemidjans) servent de sujets pour ces figurines travaillées au couteau peintes ou laissées à l’état brut » (Cédric RABEYROLLES DESTAILLEUR)

Didier Ahadji

Born in Vogan, Togo, on May 23, 1970, Didier AHADJI expressed a precocious talent from a very young age. Indeed, he designed toys for himself and his childhood friends from various materials, especially iron. As a teenager, he used to go to the Vogan market every week to sell his creations. After training as a welder, he became an apprentice and then an employee in a body shop in the capital Lomé. At the age of 24, he decided to become independent and to become a « welder artist » and to live off his true passion, creation, following the example of Chéri SAMBA. Thus, recovering tin cans, pieces of cars (roofs, doors, hoods of Mercedes-Benz), he cuts, sculpts, assembles, welds and paints the metal. As is often the case in Africa, nothing is lost and the recycled objects find a new and often unexpected life.

Né à Vogan, au Togo, le 23 mai 1970, Didier AHADJI a exprimé un talent précoce dès son plus jeune âge. Il concevait en effet, pour lui et ses copains d’enfance, des jouets à partir de divers matériaux, en particulier le fer. Adolescent, il se rendait chaque semaine au marché de Vogan pour vendre ses créations. Après une formation de soudeur, il devient apprenti puis employé dans une carrosserie de la capitale Lomé. A 24 ans, il décide de prendre son indépendance et de devenir « artiste soudeur » et de vivre de sa véritable passion, la création, à l’instar de Chéri SAMBA. Ainsi, récupérant des bidons en tôle, des morceaux de voitures (toits, portières, capots de Mercedes-Benz), il découpe, sculpte, assemble, soude et peint le métal. Comme souvent en Afrique, rien ne se perd et les objets recyclés retrouvent une nouvelle vie souvent inattendue.