669 + 973 = 1642, yovodah (Biennale de Lyon)

par PAW (4 novembre 2022 à 11:46)

veille militant_es. Un glock coûte 700 € sans les balles. veille millitant_es. Suit le vent, n’ait point peur, prend des risques flirt avec le meurtre, bombarde par coeur : « avant la noce, on aiguise les couteaux ». veille milliant_es. Vise tjrs la tête pour y loger un chaman. veille milliant_es. fait tomber la neige même en plein’ canicule volcan O mon bon souhait 

crédit : paw

aïe. ne nous leurrons point, le leitmotiv de cette manifestation est une litote. 

pour peu que ce thème soit déter, nous devons tout de même déshampé 

la mezza voce de cette soupe opéra *Manifesto o’ fragility* managée par deux MCs (masters of curating) reflétant l’image générale du colorwashing (green, white, pink, token noirx) dans le ghetto de l’art contemporain

c’est dedans cette ville qu’en 2019, Anas, un étudiant syndicaliste, s’est immolé par le feu devant le Crous pour trahir la mutité des précarités étudiantes —

des sans bourse, des sans logement, des sans aide, des sans soin, des sans famille, des ventres creux à midi

cette fragilité tue (point)

Anas a survécu ; sa lettre de suicide appelait dans un ton de manifeste de bon’ oreilles

« Luttons contre la montée du fascisme, qui ne fait que nous diviser et créer et du libéralisme qui crée des inégalités. J’accuse Macron, Hollande, Sarkozy et l’UE de m’avoir tué, en créant des incertitudes sur l’avenir de tous-tes. j’accuse aussi le Pen et les éditorialistes d’avoir crée des peurs plus que secondaires. Mon dernier souhait, c’est aussi que mes camarades continuent de lutter, pour en finir définitivement avec tout ça. »

c’est aussi, dans cette ville, qu’a été créer, en 2012, l’association néo-nazi, Génération identitaire, petite fille de KlausBarbie & du Cardinal Barbarin et qui fut dissoute en 2021. 

fuck le nazisme larvé, le fascisme actuel, le racisme d’état, l’islamophobie des médias, le capitalisme patriarcal systémique en France et dans cette ville. ces saletés marchent sur le dos fragile de ceux « qui meurent dans le silence le plus complet. »

en vrai, cette biennale de Lyon est samo 

même Mbappé est plus politisé — il me semble avoir connu évènement plus hypocrite cependant je tourne de l’oeil lors même que je lis que 

le CIC est partenaire officiel de la biennale 

en sachant à quel degré cette banque française 

a dépossédé Haïti de ses richesses ! 

et qu’en n’est-il du Crédit Lyonnais qui saugrenuement n’est de la fête 

mais qui par ailleurs est impliqué dans le sous-développement de l’Afrique comme l’a constaté l’historien africaine Walter Rodney  

ce manifeste d’la fragilité vise-t-il vraiment des réparations et des formes de résistances. pouvons-nous s’il en est encore temps « aller au-delà de l’accent mis sur la résistance et suggérer que des concepts comme l’abandon, le rêve et l’attente peuvent nous rappeler la richesse de l’humanité, de l’humanité noire. »

crédit : paw

les deux MCs ont manqué de prendre sereinement una voce antifascista per la rivoluzione contro la guerrilla di posizione en occupant plusieurs lieux culturels de la ville. 

comprenons-nous bien, ils convergent vers ce que le théoricien italien, AntonioGramsci, appelait une « rivoluzione passiva » orchestrée aujourd’hui, en France, par le macronisme d’intérêt colonial et ayant pour essieu mondial : la suprématie blanche.

le thème de fond de cette curation pour institutions néolibérales est une rengaine de vendeur de voiture face à la mise à mort par l’histoire (nous y reviendrons) 

et la servitude et les violences policières et la souffrance au travail et la (néo)libéralisation des hôpitaux, du service public, des universités et

la phynanciarisation programmée de nos retraites, 

et la prohibition de la prostitution et la fuite en avant dans l’écocide en cours

c’est cette fragilité sans verbe que réussit à conserver et à reproduire les chef_fes d’entreprise, banquiers et autres dogues de la profitasyon.

que mon cousin soit de partance pour Lyon 

a été une drôle de nouvelle 

je lui ai demandé d’aller visiter les expositions à ma place comme 

scrutateur à la manière de Sylvie pour Sanglis dans Terre magnétique 

moyennant une bouteille de Hennessy pour le prochain after à Cayenne 

et le billet d’entrée et des per diem 

pour la journée, j’aurais photos vidéos textes cartels oeuvres et de petits commentaires sur cette biennale d’art 

contemporain 

je n’ai pas eu de résistance pour le convaincre à vrai dire

il n’avait pas grand chose à faire là, 

à part accoucher —

soit arriver enceinte de Cayenne Felix Éboué à Paris Orly sans blême 

avant de rejoindre Lyonzon en TGV pour chier dans les toilettes d’un telo ibis 

les cocons de soie dans son ventre

il m’a rien dit rien or on savait tous*tes — qu’i était un passager de Air Cocaïne 

je ne vais pas le snitch ; c’est pour cela que son nom sera 

anonymisé dans le texte et

puis on sait tous*tes que s’il devait être arrêter, le serait jà ; c’est juste que les flics ils ne veulent pas et que ça arrange l’Etat colonial français de créer et maintenir cette misère blanche 

en Colonie=Guyane

les mules sont relaxé.es pour moins de 1,5 kilos de soie 

dans leurs boyaux ou valises — 

et ce, si et seulement si, on les shop.

La prison le ferait bien du mal or « la prison (peut devenir) lieu de d’apprentie du militantisme politique. Walter Rodney constata que plusieurs dirigeant nationaliste africains avaient obtenu leur diplôme dans les prisons coloniales, et que les prisons sud-africaines et états-uniennes détenaient quelques-uns des Noirs les plus brillants.»

je n’attendais rien de spécial des données que m’a envoyé Émile

il y avait jà plein de trucs sur instagram etc. 

et leur site internet 

me suis dit il n’y pas de concert de Big la F 

pour la biennale donc c’est samo

la fragilité crée compose de nouvelles solidarités ar-tis-tis-tiques, de nouvelles forces, de nouvelles menaces décoloniales — donc pourquoi pas avec 

la musique noire

la F est un’ Trapstar de la drill FR. il vient de Villeurbanne. les deux MCs (je m’en cure de leurs blazes) pouvaient bien l’inviter pour parler de la fragilité lors d’une conférence 

comme à l’époque KRS One à Paris 8

naaaah pas possible, tu rêves 

or je blague pas sa mère

une conférence pour parler de sa vie d’artiste, de son QLF (en style BMF ou OTF pas comme les autres orpailleurs de noirceur), de ses lyriques ainsi que ses connexions dans l’industrie et sur Ur-anus

de ses pensées pour « rétablir l’honneur d’mes frères / En manque d’inspi’, en manque de sous, en manque d’amis, en manque d’amour » comme il pera 

« l’objectif : nourrir la famille » et ensuite remercier son « public pour l’amour, j’jure chaque lettre, chaque mot me touche »

Mais non

Fleurs létales 

crédit : Emile et paw

or y a quelque chose qui trappe dans ce manifeste — 

les images florales

ils ont fait tout un’ com’ ingénieuse sur l’identité visuelle de la biennale—un espèce d’espéranto avecque le style d’Annie Ernaux

lyonzon a une large patrimoine d’horticulture et d’industrie patriarcale coloniale

mea culpa ~ tu vois l’entubage

cette culture est surtout neutralisée et reconduit l’idéologie nationalitaire et racialiste des historiens de l’art français de la Renaissante par le trope de la floraison — 

Comme les suprémaciste blanc de l’Ordre de la fleur qui considèrent la musique noire comme une menace civilisationnelle dans le roman Mumbo Jumbo de Ishmael Reed

ains’ pour les promeneuses_res du Parc de la tête d’Or 

𓇗 Belle de Clermont 𓇖 Duchesse D’auerstaedt 𓇚 Broceliande 𓇕 Petit Trianon 𓇓 Etoile de Hollande 𓇘

je mande à toutes vies où sont enracinées les têtes de nègre dans tout çà-là 𓇘

y a même des T-shirt de la biennale avec un motif de fleur

pour être gucci and gold

en collaboration avec Galerie LaFayette

mais c’est uggly and cheap

ces images florales sont prolétarisantes ~ on ne sait rien des fleurs prises en photo si on peut les infuser, les transformer en onguent, en cataplasme ou en parfum rien

en vrai il aurait pu mettre une feuille de ganjah 

la rose porcelaine d’Asie aurait pu tenir l’affiche aussi

mais s’il fallait falar é-co-no-mi-que-ment et so-cia-le-ment de fleurs ce serait avec celle que chante bien mieux que oim, Big la F :

« J’voulais être riche d’la fleur de coca, j’voulais être riche d’la fleur de kush »

tout est tressé, comb’ de jeunes comme mon couz ki font la mule à cause d’la fleur de coca

comb’ de renoi ki se fument la tête,

sans sacré ni désir de création, avec cette fleur de Kush

qui les empoisonnent en inoculant l’hostilité, la débilité et la violence dans leur cervelle et dans la ure 

WesleyMohammad, docteur en sociologie et membre de la Nation d’Islam

édit que le marijuana est un’ arme contre les humanité-mâle-noirs et que cette drogue est promue par le hip-hop. Weed is the bullet and hip-hop, the gun.

je m’arrête là dans sa réflexion car elle déparle ensuite en discours anti race d’ep.

pour les artistes noirx par exemple créer des fleurs n’est pas anodin 

comme l’explique brillamment le *critique d’art*, 

Hennessy Yougman aka Hen-rock Obama aka Hen-rock Allah aka Pharaon Hennessy aka Mitt Romney’s drug dealer aka Mr. Museum aka Mr. Aka 

pour

son projet de performance Art thoughtz 

«JUST LIKE TUPAC, THIS EPISODE OF ART THOUGHTZ IS STRICTLY 4 MY NIGGAZ.»

crédit : paw

Hennessy Yougman avise le web 2.0 des manières les plus ingénieuses pour « être un artiste à succès. Tout en avançant l’argument qu’il faut être blanc pour vraiment réussir, il ajoute en aparté, que ça pourrait ne pas s’appliquer aux Noirs car si « un nègre peint une fleur, ça devient une fleur de l’esclavage, une fleur de l’Amistad » (Claudia Rankine in Citizen – Ballade américaine)

approximativ. : « If you’re a white man you want paint a flower People see the painting of flowers they like Wow it’s a pretty ass of a flower it’s a motherfuck flower Nigger paint flowers it become slavery flower u know flower of Amistad something you know Bitch paint some flower it become a metaphor of a vagina it’s terrible u know be a white man grace you of universality, actually it’s natural way of naturally you making shit u know »

« WHITE MALE FLOWER

A pretty ass painting of flower.

Value derived from its formal attribute

NIGGER FLOWER

Signified for institutionalized racism and oppression 

Instantaneously a critique of power. »

ce que cache une simple fleur de coca sous couleur d’universalité c’est tout son ingénierie d’écologie coloniale et anti-noir. 

sa monoculture en Colombie et surtout la traite humaine qui frappe les corps noires pour la plupart des femmes (mais il y a quelques hommes ; les conceptions de la masculinité afrohype sont secouées un peu là) 

Avaler des boulettes de soie et les garder durant 10-12 heures.  

la coke a plusieurs surnom populaire par ex. « la coco » mais son nom le plus foudroyant et le moins connu est « la dame blanche »

durant l’esclavage, les femmes noires servaient de nourrice pour les enfants blancs de leur maîtres et maîtresses

elles étaient même forcé de leur donner le sein, ce qui était vécu comme le vol du lait dédié à leur propre progéniture

Toni Morrison l’évoque de manière terrifiante dans son roman Beloved « ils m’ont pris mon lait » — ce fluide étant l’une des dernière productions bénignes du corps noires hormis lacrymale, séminale, ovulaire, fécale, urinale. 

maintenant, l’asservissement au yovogah (le bomdage et la traite des humanités noires par la cruauté (dah) des blancs (yovo en langue)) se poursuit, 

aux Antilles-Guyane, en transportant des « dames blanches » dans le ventre d’un bateau ou dans son ventre de chair noir comme des nourrices-esclavisées au risque que ces dizaines de cocons explosent à l’intérieur de l’estomac entraînant un’ mort certaine. 

cela atteint aussi les humanités noires en métropoles qui revendent la marchandise quitte à se faire soulever ou tuer par des porcs pour le plaisir d’une clientèle blanche bourgadière (les col blancs=néo-colons à distance) prêt à snifer une-deux-trois traces pour une centaine d’€.

CONCENTRONS NOUS !

Emile n’a pu visiter que trois-quatre des lieux d’expo de la Biennale :  

crédit : Emile et paw

ANCIENNES USINES FAGOR MacLYON MUSÉE GUIMET JARDIN DU MUSÉE DES BEAUX-ARTS LUGDUNUM – MUSÉE & THÉÂTRES ROMAINS LPA RÉPUBLIQUE MUSÉE D’HISTOIRE DE LYON – GADAGNE MUSÉE DE FOURVIÈRE URDLA – VILLEURBANNE et PARC DE LA TÊTE D’OR, CHÂLET DU PARC 

c’est jà bien ! vu le nombre de image que j’ai reçu en temps réel.

la premier expo Les nombreuses vies et morts de Louise Brunet

est ingénieuse, les textes qui accompagne cette « installation artistique » 

sont bien écrits on dirait le style des étudiants en cours de creative writing

ce qui trappe avec cette expo-installation c’est le fond et la force

je reviendrais sur les choix des oeuvres et leurs cas d’école 

crédit : Emile et paw

l’expo tentent de diagrammer l’histoire de Louis Brunet « une fileuse de soie qui vécut à Lyon, et qui, semble avoir rejoint la révolution des « Canuts » (tisseurs de soie) en 1834 ». 

ce faisant, Louise se téléphone « sous différentes formes binaire, à la fois réelle et fictive, en explorant diverses manifestation de la fragilité dont les luttes furent oubliées ou passés sous silence en divers lieux et à plusieurs moments de l’Histoire avec une grande H-ache. »

rien à redire à cela 

alas on pourrait même adapter le scripte pour un’ série Netflix — au pire çà fait penser au film tout naze : Everything Everywhere All at Once – Dans une autre vie — acclamé par la critique

ce genre de scénarii sont utilisés selon la sociologue, SamBourcier, dans l’une des idéologies dominante qu’elle appelle « le management de la diversité »

une politique de contrôle de la visibilité des minorités raciales, sexuelles et de genres portées par la gauche républicaine et menées par des entreprise culturelles comme Netflix 

Cela prend forme par ex. dans les séries pour ado afin de tirer le max de valeurs monétaires coloniales patriarcales nationale suprémaciste blanche

en surplus l’idée d’histoire ici est has been — elle resuçe le postmodernisme FR — et ne pratique que de façon managériale le postcolonial sous lean

très loin du décolonial militant noire et 

à des années-lumières de l’afropessisme

La conception de le histoire et des histoires proposé par les deux MCs sont de l’ordre d’une préhistoire carno-antropo-logo-centrique qui n’a pas même franchit la ligne de couleur du siècle vignt pourceque Brigitte (Macron) femme de flic du tout premier ministère est la première consultation doc !  

« IL A ÉTÉ PENDU CE MATIN 

À L’AUBE UN NÈGRE COUPABLE 

D’AVOIR VOULU FRANCHIR LA 

LIGNE »

— L.G Damas

Le personnage principale que j’appelle LOUISE 14Pro n’a pas de 

futurs — pour faire simple

sa borne historique est limité de [1834, à notre instant t ]

LOUISE 14Pro n’a pas d’intervalles ouvert comme par exemple ]1, +∞ [ 

selon le matheux GottlobFrege   (voir. la physique quantique)

« zéro » et « un » tels des noms propres de nombres, peuvent avoir des définitions imprédictibles

la mort, le un ; la vie, le zéro

— je ne parle même pas de la géographie, y pas de rêves ni d’étoiles

dorées 

l’image culturelle de Lion qui me frappe le plus souvent c’est le tableau de Marie de Médicis et Henri IV à Lyon — La Marie de Médicis 1622-1624 de

Pierre Paul Rubens

LOUISE 14Pro est ce modèle d’intégration iconologique survolant les terres du 669

comme la roturière italienne avant que son gosse Louis XIII légalise la pratique de la traite négrière en 1642 cf. mes ancêtres esclavisé*es !

crédit : Louvre

بيروت

Emile m’a rapporté un comment’ d’un guichetier sur l’expo suivante dans le bâtiment du macLyon : « Beyrouth et les Golden Sixties n’est pas très interessante. Ça parle du Liban » = pas assez exotique 

j’ai tout de même été surpris par l’absence de personnels de sécu noirs ou de médiatrice*eurs racisé*es dans les vidéos que j’ai reçues — est-ce une politique de sous-traitance seulement parisienne—voire d’IDF ? 

crédit : Emile et paw

le travail d’archive-va-ti’can peut également nous trompé dans le deuxième volet de *Manifesto o’ fragility* (Mofo = NTM (Marianne noire et blance))

les archives des affiches ou catalogues d’exposition au Liban et dans sa diaspora sont une forme de contrôle préfectoral du pouvoir/savoir comme l’a pensé DeuleuzesansGuattari à partir de l’oeuvre de Muzil dans ces cours à pAris 8 — le prof de philo conseillait « un trait diagrammatique ou un trait de diagramme » 

ouverts au sous-monde 

au lieu de « Donc, vous voyez, si je dis : imposer une tâche à une multiplicité peu nombreuse dans un espace fermé, ou si je dis : contrôler les événements principaux d’une multiplicité nombreuse dans un espace ouvert, si je dis ça, je donne des catégories de pouvoir. En revanche, je dis : punir, éduquer, faire travailler, enseigner etc. etc., je dis tout ça, je dis : ce ne sont pas des catégories de pouvoir, ce sont des catégories de pouvoir/savoir. »

mon couz ne m’a pas send beaucoup de photos d’œuvres de cette exposition

je peux le comprendre 

ces objets d’art sont exposés comme des archives ou source dont les « fonctions [ont été] formalisées et des matières [sont] formées. Matières formées, c’est : écolier, ouvrier, prisonnier. » pour le contexte et l’objectivation d’une histoire culturelle pan-arabique tremblante et 

celle micropolitique de Beyrouth بيروت, de [1950, cos( 𝓍 + contemporain postcolonial)]

faisant de cette ville, 

« en soi, un manifeste de la fragilité »

or c’est dommage qu’il n’y ait pas d’écologie dans l’expo pour les luttes tiers-mondistes —

le Liban a participé en 55 à la conférence de Bandung en Indonésie. 

ma playlist : LP2 LA HONDA 19 FREEZE CORLEONE MAARLO SB LA F. JSX GAZO GREEN MONTANA SO LA LUNE KEN VYBZ CAMEO KILLI JOZZI KIMA KERCHAK ICE SPICE SAAMOU SKUU MALTY 667 x 669 2BZ ZOLA LALA &CE MENACE SANTANA LA FÈVE 137 SKWAA SKENG FELA 42DUGG KNUCKS COCHISE BIA $NOT YANN CLÉRY Ministère A.M.E.R  BU$HI KING VON 1MPLIK140 PLAYBOI CARTI NINA SIMONE MILES DAVIS JOEY DABA$$ AYA NAKAMURA 21 SAVAGE A$AP MOB ! 

il est midi et des poussières. Emile a traversé les expos du MacLyon en 

quelque heure

il poursuit le Mofo vers sa dernière séquences Un monde d’une promesse infinie

la plus conséquente elle regroupe une centaines d’artistes de plusieurs péyi se

déployant sur onze plateaux incarnant dixit « les cycles de notre fragilité universelle » lol www.be-a-white-man.com grace you of universality, actually it’s natural way of naturally you making shit u know

çà va aller plus vite car le propos est identique 

et puis, il n’est allé qu’au 

MUSÉE GUIMET (le bâtard a prix un Uber) ANCIENNES USINES FAGOR

hé je craint qu’un texte de critique d’art ne consent point pour fin l’expliquation in fine des tenant et aboutissants d’un événement art-tische-tique 

et de ses secrets 

alors,

j’écrivoque, je sors de l’oeil d’Èsù 

— et ce qui me rend fort marri — c’est le volume « d’oeuvre art contemporain et historique, de nouvelle commandes in situ et de nombreux objets » qui épousent là l’hégémonie idéologique 

de la suprématie blanche (homicide racisme)

L’atmosphère de ruines (usine désaffectée, musée abondonnée, jardin à l’anglaise) 

qui nimbe ce thème de fragilité peut s’envisager intellectuellement

cependant il se dégage  

par la présence d’oeuvre ancien’ non contextualisée une hiérarchie  

la fragilité blanche (white fragility tiré du livre éponyme) étant le canon souverain

selon oim de cette atmosphère raciale dans le Mofo au même vue que la théorie faciale de Petrus Camper

étayé par les travaux de l’historien de l’art 

Winckelmann (1717-1768) qui érigea un idéal grecque de

beauté masculine 

permettant à Camper de griffonner un système de mesures de l’angle crânien à partir de singes (58° pour l’orang-outang) puis des nègres (70°) jusqu’au profil d’un « moulages de statues romaines (95°) et grecques (100°) », le mâle européen ayant (80°) sur cette échelle de l’évolué. 

Pour le scientifiques patriarche, les ouvertures faciaux « de moins de 70° correspondaient aux museaux des mammifères. Les individus étaient soumis à des angles faciaux variés. La ligne faciale du bébé dont les dents n’étaient pas encore sorties accusait un angle de 95° ; chez l’enfant d’un an, il s’élevait à 100° »

crédit : L’Invention de la race. Des représentations scientifiques aux exhibitions populaires.

Les effets de cette lois de l’histoire naturelle masculiniste influencé par Buffon ne se trouve pas en quarantaine, comme on pourrait s’y attendre, au musée Emile Guimet, ancien Museum d’histoire naturelle de Lyon (1914-1968), 

mais sa diffusion raciale anti-noire s’oxygène de manière mondiale, 

les espaces de la biennale de Lyon ne pouvant être immunisé par un quelconque vaccin, contribue plutôt à la propagation de ce trauma somatique et phylogénique

« cette position mesure/outrance qui sert aussi dans le champ de l’art ancien avec le binôme classique/baroque et la soi-disant réticence française au baroque sera vouée à de beaux jours dans nombre de manuel d’histoire de l’art. La mesure caractérisant l’art français à travers le temps, permet de le différencier et d’en assurer la supériorité. »

Il serait nécessaire d’analyser la notion de mesure à partir des théories compassées du baroque chez Glissant et de Deleuze telles deux faces d’une même pièce qui ne se détache point de l’idéologie racialiste de l’histoire de l’art 

crédit : Emile et paw

La présence de reproductions décrépies de momies et de medu-netjer en toile peinte pour diversifier les formes de fragilité des civilisations passées ne fait que de racialiser davantage la situation de l’événement puisqu’il n’est jamais fait mention des origines nègre de l’Egypte étudié par le Cheik Anta Diop et

du vol de l’histoire par l’occident 

des racines kémites-asiatiques des cultures philohéllènes

par ailleurs, ses reproductions perpétuent l’illettrisme 

et l’orientalisme au tour de cette écriture sacrée ayant pris naissance au bord 

du Nil Noir

J’ai été troublé par la volition et la frivolité par lesquels les deux MCs ont investi le mobilier en bois du muséum censé présenter et classer des spécimens dans plusieurs armoires vitrée ceint au mur —

cela m’avait paru neuf tout d’abord de placer les oeuvres de Zhang Yunyao

sur la pratique du BDSM à l’intérieur

crédit : de l’artiste

Faisant le tour grâce à la video envoyé par Emile

mon attention est captivé par un’ armoire vide et pas éclairé 

on peut y lire sur un cartel de l’autre coté de la vitre

Les primates singes antropoïdes

et puis 

tout mon enthousiasme s’efface —

l’investissement de ce bâtiment ne me semble plus qu’une

boulimie curatoriale mal digéré

j’ai arrêté depuis de me convaincre qu’ils ont laissé cet objet culturel 

en l’état pour signifier que sapiens sapiens sera bientôt exposé comme tel 

dans un’ grand armoire où il serait inscrit : primates sapiens negrocène 

le peu de culture (prendre soin) autour de cet objet clef parmi tant et tant

à radicaliser mon acuité 

à observer cette événement comme l’empreinte archéologique —

de la fragilité anti-noire 

Pour RobinDiangelo l’autrice de White fragility, la fragilité « constitue quant à elle un mécanisme de défense permettant de refuser d’endosser le costume du dominant et ainsi de profiter, sur le plan rhétorique, d’une position imaginaire de victime. La fragilité blanche qu’expose DiAngelo peut être plus ou moins inconsciente ou tactique selon les cas. »

ici y a de l’évitement martiale sinon pour quoi laisser le signifyin’ monkey 

rater ad vitam æternam « l’œil dérobé » que nomme ainsi Sanglis : 

« l’œil dérobé vient à méfait / le laps des ans nous a paru d’éternité / il n’est que de nos mots l’amas dénudé, fol »

en surplus de la damnation de la couleur de leur peau, les connotations biologique de singerie s’est imposée au corpse/core/corps/qore noirs 

encastrés dans un’ grande armoire portative de mise à mort 

iels luttent tant bien que mal à renverser noirement, cette injure

signifyin’ monkey peut se traduire par si(n)g(n)er le singe (l’emmêlement de signe « sign » et singe « monkey ») cette pratique séculaire tente par plusieurs techniques d’avoir le dessus sur un stigmate ou un adversaire

ainsi le hic est présent 

dès la sélection des oeuvres et leurs scénographies 

qui s’évertuent à exposerune fragilité blanche 

dominante et destructrice

allons même jusqu’à rêver de manière eschatologique ou ambiguë 

leur privilège pervers  

crédit : Emile et paw

ils sont tombé dans un lieu commun nocif où les sculptures ancien’ nimbé de connotations racistes et idéologiques les dépassent ! Il aurait pu travailler la fragilité avec les collections du musée des africain de Lyon — ou bien avec le voyage de Martin Luther King dans la ville 

en conséquence, sont confiné à un’ vision édulcorée, 

les oeuvres d’ontologie non-blanc 

soit ceux des artiste noir-es exposé-es 

qui se comptent ici sur le doigt d’une main

noirx selon la variation actuelle de 

la ligne de couleur que semble ne pas voir les 2 Mcs

ielles sont damné-es à faire du théâtre grec ou à vouloir jouer le personnage noir d’un’ pièce racialiste de William Shakespeare

« Et puis tu vois, y a rien qui m’attend ici que la misère pour du profit… Y a un vivier d’talent dans ma ville, mais on est voué à destin tragique

C’est la jungle, c’est le zoo ici que des fous, ça ressemble à l’asile…

J’ai pris un CDI au studio, j’me vois pas finir à l’usine… 

Tout pour le gang, tout pour l’putain bastion » 

iels pourront jamais jamais comprendre gars — 

cimer Big la F pour ta vibe. mon « objectif n’est pas de valoriser « la mentalité de la rue » » mais de mener un pouvoir radical noir pour scéller la blancheur et ses séquelles car sa destruction est un leurre 

tout en sachant que cette esprit de la rue « est à l’origine d’une destruction généralisé » de la communauté noire comme l’édit le psychologue Bobby E. Wright parallèlement à la mentalité d’élite « de nos frères et soeurs diplômés de grandes avec des honneurs, qui font parties des Noirs les plus dangereux au monde et agissant contres les intérêt des Noirs, parce qu’il ont une orientation eurocentrique » — Aho

PAW is PAWER, même dans l’évent, PAW is till <3

ici c’est l’OM fuck Paris et l’OL

Téléphone : 

Amzat Boukari-Yabara — Walter Rodney, Un historien engagé, 1942-1980

La F — Trap star — Outrou

Walter Rodney — How Europe underdeveloped Africa 

Robin Diangelo — Fragilité Blanche 

Henry Louis Gates — The Signifying monkey 

Edouard Glissant — Poèmes complets —Terre magnétique 

Bancel, Nicolas, Thomas David, et Dominic Thomas — L’Invention de la race. Des représentations scientifiques aux exhibitions populaires.

Sam Bourcier — Homo Inc.orporated : Le triangle et la licorne qui pète

L.G Damas — Black Label 

Webdeleuze — Sur Foucault le pouvoir

Toni Morrison, BLVD

Anne Lafont, L’art et la race : l’Africain (tout) contre l’oeil des Lumières

Kevin Quashie — The Sovereignty of Quiet: Beyond Resistance in Black Culture

Klah Popo — Yovodah Et Panafricanisme. Résister Pour Survivre. S’unir Pour Renaître

Claudia Rankine — Citizen – Ballade américaine

Art thoughtz 

Ministère A.M.E.R — Brigitte femme de flic

Antonio Gramsci — Cahier de prison 

Bobby E. Wright — La Personnalité Raciale Du Psychopathe Et Autres Essais

Èsù : dieu noir de l’interprétation dans la tradition Yoruba au Dahomey et au Nigeria, au Brésil et à Cuba, en Haïti et à la Nouvelle-Orléans. Esu est un forme actualisée du dieu égyptien, Djehouty (Thot en grec ancien). 

Marine Bellégo, Enraciner l’empire, une autre histoire du jardin botanique de Calcutta (1860-1910)

….

PAW (Paul-Aimé WILLIAM) : Membre de la revue AFRIKADAA et doctorant en histoire de l’art de la Guyane (EHESS & IMAF).

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