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AFRIKADAA 11 Hors Série – “MUSEUM ON/OFF – MUSEE L’ONT L’EUX” (Broché)

30,00 20,00

De la production du contenu artistique de l’exposition « Museum ON/OFF » découla un hors-série sur la thématique “re-penser/ré-inventer les musées”. La revue Afrikadaa pensée comme un espace curatorial, pour ce hors-série propose le concept de « Paper Museum » en résonance avec cette exposition curatée par Alicia Knock, conservatrice au Centre Pompidou.

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De la production du contenu artistique de l’exposition « Museum ON/OFF » découla un hors-série sur la thématique “re-penser/ré-inventer les musées”. La revue Afrikadaa pensée comme un espace curatorial, pour ce hors-série propose le concept de « Paper Museum » en résonance avec cette exposition curatée par Alicia Knock, conservatrice au Centre Pompidou.

Cette exposition fait de la périphérie du musée le centre de sa réflexion: «Museum ON/OFF» constitue l’ouverture, en avant-première, de la Galerie 0. Espace prospectif pensé comme un terrain inédit d’expérimentation pluridisciplinaire et fait d’accrochages éphémères, de performances et d’interventions diverses, il transporte le musée dans une temporalité plus instantanée et flexible. Ce « musée-en-cours-de-constitution » est activé en mode ON par les artistes, critiques, collectifs, organismes indépendants ainsi que par les spectateurs pour produire ensemble l’institution nomade et provisoire de demain.

Confrontant différents contextes géographiques (Europe centrale et de l’Est, Afrique, diasporas.) et temporels (musées disparus, abandonnés, politisés ou absents), allant du musée imaginaire à la réactivation d’utopies futuristes, cette performance ON/OFF cherche à promouvoir le musée comme une expérience continue de décentrement et de transformation. Au-delà des fonctions traditionnelles du musée occidental, il s’agit de favoriser l’oralité et le corps pour faire du musée de l’avenir une expérimentation partagée.Pour ce projet inaugural du Centre Georges Pompidou, dans ce nouvel espace Galerie 0, la revue Afrikadaa propose une extension éditoriale du musée actualisée aussi bien par le texte que par l’image. Ce musée extrapolé par les artistes invités dans ce projet appelle d’un même mouvement à repenser l’acte éditorial et revoir la revue.

Afrikadaa contribue à la réinvention des paradigmes et espaces artistiques.

Les identités des artistes et contributeurs de la revue se déplacent, se construisent ou se défont face aux déterminismes géopolitiques, aux conservatismes institutionnels, aux quêtes et préjugés identitaires qui sont, comme l’affirme la philosophe Frieda Ekotto, « des serpents de mer », sujets au flottement, au glissement vers l’ailleurs, réfractaires aux définitions, qui permettent aux artistes et à leurs œuvres d’investir les champs textuels et figuraux.

La revue pratique l’interaction entre textuel et figural en produisant des actes éditoriaux live. C’est au cours de ces cycles de performances que s’expose la pensée d’ Afrikadaa. Ce contenu de la publication, incarné par les œuvres des artistes, dialogue avec des espaces d’art, installe des tribunes de discussion à la rencontre de tous les publics. C’est dans ce cadre que la revue investit le champ indéniablement politique de l’exposition, et contribue à décoloniser les imaginaires en les réinventant.

Pour cette carte blanche à la Galerie 0, la revue a proposé un musée fictionnel lié aux questionnements postcoloniaux dans le champ de l’art, en convoquant des artistes que le musée n’inviterait ou n’exposerait jamais dans ces espaces. Certains des artistes que j’avais sélectionné n’avaient jamais été dans un musée, car les politiques culturelles mises en place en France par les différents gouvernements avaient échoué auprès des classes sociales défavorisées. L’accessibilité des musées à tous à travers différentes politiques culturelles et programmes n’ayant pas résolu la question de l’exclusion : des trésors (ceux qui y entrent ceux qui n’y entrent pas) du pouvoir (ceux qui apparaissent dans les discours de l’histoire unique et ceux qui n’y apparaissent pas) et des publics (ceux qui accèdent et ceux qui n’accèdent pas à l’institution culturelle). Chaque jour, ces voix des invisibles sont recadrées par le conformisme institutionnel. Cet espace Galerie 0 peut-il contribuer à la reconnaissance de notre diversité culturelle ?

« Paper Museum », extension de la publication de ce hors-série d’Afrikadaa, est un espace de liberté qui permet de résister contre le poids du déni d’une certaine histoire de l’art réservée à une élite. Et pourtant, la culture n’est pas un luxe qui vient après le nécessaire, au même titre que l’éducation et la recherche. Au contraire, elle peut être la clé de l’émancipation et de l’innovation dans nos sociétés à travers sa force créatrice. Lors des dernières élections présidentielles en France, j’ai été très surprise par le silence des acteurs culturels qui par la même occasion mettaient l’Afrique à l’honneur dans une France aux relents racistes et xénophobes, chantonnant l’hymne de la préférence nationale: “la France aux français “ est arrivé au 2ème tour des élections présidentielles…

À quand la diversité dans les musées en France !

La présence des invisibles et des inaudibles, le temps de l’exposition Museum ON/OFF, n’a en aucun cas changé la vision très euro-centrique de narrer ou d’exposer l’Autre. Il est temps que ces institutions muséales se repensent pour de nouvelles missions, en devenant des lieux de refuge où les citoyens pourraient débattre de toutes ces problématiques, en ces moments de troubles profonds que suscitent les tentations de repli, les discours racistes, xénophobes ou encore ceux islamophobes fatalistes.

Le concept de « Paper Museum » permet aux artistes invités dans ce hors-série de réinventer des utopies, d’élaborer des récits communs, de remettre en cause la fonction du musée afin de déstabiliser les politiques culturelles, miroirs d’une société en perte de vitesse, nostalgique d’un passé glorieux. « Paper Museum » décentre les discours hégémoniques en inventant aussi bien des manières de faire que de dire. Il questionne la façon dont les institutions de muséologie proposent de nouvelles formes d’intelligence collective, des nouveaux récits où l’Autre n’est plus simplement montré comme un corps objet dans un monde tiraillé entre nationalisme et mondialisation.

Comment faire apparaître les œuvres invisibles? Des musées du futur aux musées imaginaires, comment extrapoler les musées? De la fonction à la fiction, comment projeter le musée vers l’ailleurs ?

Avec la contribution des artistes, critiques, historiens, curateurs invités par le Centre Pompidou à provoquer le musée et sa muséologie, la revue Afrikadaa, dans ce hors-série, invite ces derniers à repousser les limites et aider la muséologie à se sortir d’elle-même…

ENGLISH VERSION

The artistic exhibit “Museum ON/OFF” produced a wealth of content that ultimately coalesced into a special edition of the Afrikaada revue, around the theme “re-thinking/re-inventing museums.” In its function as a curatorial space, the Afrikadaa revue posits the concept of the “Paper Museum,” in resonance with the aforementioned exhibit, curated by Alicia Knock, conservator at the Pompidou Center. This exhibit brings the margins of the museum space to the forefront and center of inquiry: “Museum ON/OFF” constitutes the opening, the preview, of the Gallery 0. This prospective space was conceived as an unprecedented pluridisciplinary experiment, consisting of ephemeral works, diverse performances and interventions. It transports the museum to a temporality that is particularly instantaneous and flexible. This “museum-in-construction”’s “ON” function is activated by artists, critics, collectives, independent organisms, alongside spectators, in order to produce, together, the nomadic and provisional institution of tomorrow.

The confrontation of different geographic contexts (central and Eastern Europe, Africa, and its diasporas) and temporality (museums that have disappeared, been abandoned, that are politicized or de-politicized), going from the museum of the imagination to the reactivation of futuristic Utopias – this ON/OFF performance aims to promote the museum as a continuous experience of decentralization and transformation. Beyond the traditional functions of the Western museum, it favors orality and the body, to make the museum of the future a shared experimentation.

For this inaugural project at the Pompidou Centre in the new Gallery 0, the Afrikadaa revue offers an editorial extension of the museum, as much by text as by image.

This museum, extrapolated by the artists invited into this project, calls for just such a movement, to rethink the editorial act and review the revue.Afrikadaa’s purpose is to contribute to the reinvention of the paradigms of artistic space. The identity of artists and contributors of the revue change, re-construct themselves, or undo themselves in defiance of geopolitical determinism, institutional conservatism, and the quests and prejudices of identity, which are, as the philosopher Frieda Ekotto says “serpents of the sea,” subject to floating, gliding to elsewhere, refractory to definition. This allows the artists and their work to invest textual and figurative fields.

The revue practices the interaction between textual and figurative by producing live editorial acts. It is during these cycles of performance that Afrikadaa’s thought can be seen, heard, touched – experienced. The content of the publication incarnated by the works of artists, dialogues with the art spaces, installs tribunes of discussion that meet all kinds of audiences. It is in this environment that the revue invests the undeniably political field of the exhibit, and contributes to the decolonization of the imagination by reinventing it.

For this “carte blanche” at the Gallery 0, the revue posits a fictional museum linked to the postcolonial questioning of the field of art, by bringing together artists that the museum would never invite or exhibit in these spaces. Some of the artists that I’ve selected have never exhibited in a museum, because of the cultural politics in France, established by the different governments and their failure to engage certain social classes.

The accessibility of the museums to all through different political and cultural programs has not resolved the issue of exclusion: of treasures (those that are present and those that aren’t), of power (Those who appear in the one-sided telling of history and those who do not appear) and of audiences (those who are invited to participate cultural institutions and those who aren’t). Every day, the voices of the invisible are reframed by the intellectual conformism. Can this Gallery 0 space contribute to the recognition of our cultural diversity?

“Paper Museum” is the extension of the special edition of Afrikadaa, and is a space of freedom that allows for resistance against the weight of denial of a certain history of art reserved to the elite. Nevertheless, culture is to be considered a luxury that comes after necessity, at the same title as education or research.

Quite the opposite, it can be the key to emancipation and innovation in our societies, through it’s creative force. During the last presidential elections in France, I was very surprised by the silence of cultural actors who, all the while recognizing Africa in a France that reeks of racism and xenophobia, sang he hymn of the national preference: “France to the French,” throughout the second round of the French elections…

When will we experience true diversity in French museums?

The presence of the invisibles and unheard during the duration of the Museum ON/OFF exhibit, did in no way change the very euro-centric vision of narrating or exhibiting the other. It’s time for these museum institutions to rethink new missions, by becoming a place of refuge where citizens could debate these problematics, in these deeply troubles times that invite temptations of withdrawal, of racist discourse, xenophobia, or islamophobic fatalism.

The concept of “Paper Museum” permits the artists invited in this special edition to reinvent utopias, elaborate common accounts, rethink the function of the museum in order to destabilize cultural politics, mirrors of a society losing its speed, nostalgic of a glorious past. “Paper Museum” de-centers the hegemonic speech by inventing new ways of doing, new ways of saying. It questions the way these institutions of museology suggest new forms of collective intelligence, new stories where the Other is not simply shown as a body-object, in a world torn between nationalism and globalization.

How can we make invisible works appear? From museums of the future to imaginary museums, how do we extrapolate museums? From the function to the fiction, how do we project the museum towards a possible elsewhere?

With the contribution of artists, critics, historians, curators invited by the chief editor of Afrikadaa to provoke the museum and its museology, the Afrikadaa review, in its special edition, invites the latter to push the limits and help museology to step out of itself…

par Pascale Obolo

Contributeurs : Achille Mbembé, Frieda Ekotto, Abigail E. Celis, Cosmo Whyte, Julien Creuzet, Axel, Nach, Karnage, Françoise Vergès, Pascale Obolo, Chassol, Camille Moulonguet, Nadine Belong, Kai Lossgott, Sean Hart, Biljana Ciric, Pauline Brun, Léa Genoud, Myriam Dao, Jean Pierre Bekolo, Kovo N’Sonde, Michelle Mlati, Michelange Quay, Jay One Ramier, Alicia Knock, Holly Bass, Malick Ndiaye, Jean-François Boclé, Ahmet Ogut, Claudia Buizza, Lisa Herpe, Julien Prévieux, Jean-Baptiste Delorme et Margot Nguyen (Collectif Diametre), Driant Zeneli, Jean-Philippe Basello, Hélène Deléan et Clément Caignart, Eva Barto, Mara Ambrožic, Françoise Balogun, Martine Buffet et Laeticia Copain, Yuna Troël, Endri Dan, Meschac Gaba, Otobong Nkanga, l’équipe Art Session, Beton Salon, Arseny Zhilyaev, Oto Hudec, Matali Crasset, Endri Dani, Stefan Capaliku, Sofia Kalo, Roberto Lacarbonara, Sinisa Ilic, Sasa Tkacenko, Hu Yun, Svetlana Montua, Taus Makhacheva, Elena Sorokina, Leonid Heller, Pauline Simon, Delphine Chapuis-Schmitz, Charlotte Seidel, Mabe Bethônico, Gabriel Ferreira Zacarias, Rebecca Hoffman, Marcus Zimmermann, Alecio De Andrade, Olivier Marboeuf, Marc Johnson, Cheryl Ann Bolden, Dinah Douieb, Fabiana Ex- Souza, Yure Romao, Hafida Jemni, Eva Barois de Caevel, Megan-Leigh Heilig, Patricia Newcomer, Jephthé Carmil, Paul-Aimé William, Colombe Dehaese, Anne-Laurence Ndaptjé, Nicolas Jaoul, Timothée Nachmachen Ema, Sorana Munsya, Présence Africaine.

 

Spécifications :
Titre : AFRIKADAA 11 Hors Série – “MUSEUM ON/OFF – MUSEE L’ONT L’EUX”
Edition de 500 Français/Anglais
Taille : 21 cm (L) x 29.7cm (H)
Pages : 256
N° ISBN : 978-2-9561066-0-9

Rentrée dans la collection de la bibliothèque Kandinsky.
Publication soutenue par les amis du Centre Pompidou.
Pour plus d’informations : contact@africanartbookfair.com

Titre :

AFRIKADAA 11 – "MUSEUM ON/OFF – MUSEE L'ONT L'EUX"

Date :

Octobre 2017

Nombre d'exemplaires :

Edition de 500 Français/Anglais

Taille :

21 × 29.7 cm

Pages :

256

N° ISBN :

978-2-9561066-0-9

Directrice de publication :

Obolo Pascale

Directeur artistique :

Jay one Ramier

Pour plus d'informations :

contact@africanartbookfair.com

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