669 + 973 = 1642, yovodah (Biennale de Lyon)
par PAW (4 novembre 2022 Ă 11:46)
veille militant_es. Un glock coĂ»te 700 ⏠sans les balles. veille millitant_es. Suit le vent, nâait point peur, prend des risques flirt avec le meurtre, bombarde par coeur : « avant la noce, on aiguise les couteaux ». veille milliant_es. Vise tjrs la tĂȘte pour y loger un chaman. veille milliant_es. fait tomber la neige mĂȘme en pleinâ canicule volcan O mon bon souhait

aĂŻe. ne nous leurrons point, le leitmotiv de cette manifestation est une litote.
pour peu que ce thĂšme soit dĂ©ter, nous devons tout de mĂȘme dĂ©shampĂ©
la mezza voce de cette soupe opĂ©ra *Manifesto oâ fragility* managĂ©e par deux MCs (masters of curating) reflĂ©tant lâimage gĂ©nĂ©rale du colorwashing (green, white, pink, token noirx) dans le ghetto de lâart contemporain
câest dedans cette ville quâen 2019, Anas, un Ă©tudiant syndicaliste, sâest immolĂ© par le feu devant le Crous pour trahir la mutitĂ© des prĂ©caritĂ©s Ă©tudiantes â
des sans bourse, des sans logement, des sans aide, des sans soin, des sans famille, des ventres creux Ă midi
cette fragilité tue (point)
Anas a survĂ©cu ; sa lettre de suicide appelait dans un ton de manifeste de bonâ oreilles
« Luttons contre la montĂ©e du fascisme, qui ne fait que nous diviser et crĂ©er et du libĂ©ralisme qui crĂ©e des inĂ©galitĂ©s. Jâaccuse Macron, Hollande, Sarkozy et lâUE de mâavoir tuĂ©, en crĂ©ant des incertitudes sur lâavenir de tous-tes. jâaccuse aussi le Pen et les Ă©ditorialistes dâavoir crĂ©e des peurs plus que secondaires. Mon dernier souhait, câest aussi que mes camarades continuent de lutter, pour en finir dĂ©finitivement avec tout ça. »
câest aussi, dans cette ville, quâa Ă©tĂ© crĂ©er, en 2012, lâassociation nĂ©o-nazi, GĂ©nĂ©ration identitaire, petite fille de KlausBarbie & du Cardinal Barbarin et qui fut dissoute en 2021.
fuck le nazisme larvĂ©, le fascisme actuel, le racisme dâĂ©tat, lâislamophobie des mĂ©dias, le capitalisme patriarcal systĂ©mique en France et dans cette ville. ces saletĂ©s marchent sur le dos fragile de ceux « qui meurent dans le silence le plus complet. »
en vrai, cette biennale de Lyon est samo
mĂȘme MbappĂ© est plus politisĂ© â il me semble avoir connu Ă©vĂšnement plus hypocrite cependant je tourne de lâoeil lors mĂȘme que je lis que
le CIC est partenaire officiel de la biennale
en sachant à quel degré cette banque française
a dépossédé Haïti de ses richesses !
et quâen nâest-il du CrĂ©dit Lyonnais qui saugrenuement nâest de la fĂȘte
mais qui par ailleurs est impliquĂ© dans le sous-dĂ©veloppement de lâAfrique comme lâa constatĂ© lâhistorien africaine Walter Rodney
ce manifeste dâla fragilitĂ© vise-t-il vraiment des rĂ©parations et des formes de rĂ©sistances. pouvons-nous sâil en est encore temps « aller au-delĂ de l’accent mis sur la rĂ©sistance et suggĂ©rer que des concepts comme l’abandon, le rĂȘve et l’attente peuvent nous rappeler la richesse de lâhumanitĂ©, de l’humanitĂ© noire. »


les deux MCs ont manqué de prendre sereinement una voce antifascista per la rivoluzione contro la guerrilla di posizione en occupant plusieurs lieux culturels de la ville.
comprenons-nous bien, ils convergent vers ce que le thĂ©oricien italien, AntonioGramsci, appelait une « rivoluzione passiva » orchestrĂ©e aujourdâhui, en France, par le macronisme dâintĂ©rĂȘt colonial et ayant pour essieu mondial : la suprĂ©matie blanche.
le thĂšme de fond de cette curation pour institutions nĂ©olibĂ©rales est une rengaine de vendeur de voiture face Ă la mise Ă mort par lâhistoire (nous y reviendrons)
et la servitude et les violences policiÚres et la souffrance au travail et la (néo)libéralisation des hÎpitaux, du service public, des universités et
la phynanciarisation programmée de nos retraites,
et la prohibition de la prostitution et la fuite en avant dans lâĂ©cocide en cours
câest cette fragilitĂ© sans verbe que rĂ©ussit Ă conserver et Ă reproduire les chef_fes dâentreprise, banquiers et autres dogues de la profitasyon.
â
que mon cousin soit de partance pour Lyon
a été une drÎle de nouvelle
je lui ai demandĂ© dâaller visiter les expositions Ă ma place comme
scrutateur à la maniÚre de Sylvie pour Sanglis dans Terre magnétique
moyennant une bouteille de Hennessy pour le prochain after Ă Cayenne
et le billet dâentrĂ©e et des per diem
pour la journĂ©e, jâaurais photos vidĂ©os textes cartels oeuvres et de petits commentaires sur cette biennale dâart
contemporain
je nâai pas eu de rĂ©sistance pour le convaincre Ă vrai dire
il nâavait pas grand chose Ă faire lĂ ,
Ă part accoucher â
soit arriver enceinte de Cayenne Felix ĂbouĂ© Ă Paris Orly sans blĂȘme
avant de rejoindre Lyonzon en TGV pour chier dans les toilettes dâun telo ibis
les cocons de soie dans son ventre
il mâa rien dit rien or on savait tous*tes â quâi Ă©tait un passager de Air CocaĂŻne
je ne vais pas le snitch ; câest pour cela que son nom sera
anonymisé dans le texte et
puis on sait tous*tes que sâil devait ĂȘtre arrĂȘter, le serait jĂ ; câest juste que les flics ils ne veulent pas et que ça arrange lâEtat colonial français de crĂ©er et maintenir cette misĂšre blanche
en Colonie=Guyane
les mules sont relaxé.es pour moins de 1,5 kilos de soie
dans leurs boyaux ou valises â
et ce, si et seulement si, on les shop.
La prison le ferait bien du mal or « la prison (peut devenir) lieu de dâapprentie du militantisme politique. Walter Rodney constata que plusieurs dirigeant nationaliste africains avaient obtenu leur diplĂŽme dans les prisons coloniales, et que les prisons sud-africaines et Ă©tats-uniennes dĂ©tenaient quelques-uns des Noirs les plus brillants.»
je nâattendais rien de spĂ©cial des donnĂ©es que mâa envoyĂ© Ămile
il y avait jĂ plein de trucs sur instagram etc.
et leur site internet
me suis dit il nây pas de concert de Big la F
pour la biennale donc câest samo
la fragilitĂ© crĂ©e compose de nouvelles solidaritĂ©s ar-tis-tis-tiques, de nouvelles forces, de nouvelles menaces dĂ©coloniales â donc pourquoi pas avec
la musique noire
la F est unâ Trapstar de la drill FR. il vient de Villeurbanne. les deux MCs (je mâen cure de leurs blazes) pouvaient bien lâinviter pour parler de la fragilitĂ© lors dâune confĂ©rence
comme Ă lâĂ©poque KRS One Ă Paris 8
naaaah pas possible, tu rĂȘves
or je blague pas sa mĂšre
une confĂ©rence pour parler de sa vie dâartiste, de son QLF (en style BMF ou OTF pas comme les autres orpailleurs de noirceur), de ses lyriques ainsi que ses connexions dans lâindustrie et sur Ur-anus
de ses pensĂ©es pour « rĂ©tablir l’honneur d’mes frĂšres / En manque d’inspi’, en manque de sous, en manque d’amis, en manque dâamour » comme il pera
« l’objectif : nourrir la famille » et ensuite remercier son « public pour l’amour, j’jure chaque lettre, chaque mot me touche »
Mais non
Fleurs létales

or y a quelque chose qui trappe dans ce manifeste â
les images florales
ils ont fait tout unâ comâ ingĂ©nieuse sur lâidentitĂ© visuelle de la biennaleâun espĂšce dâespĂ©ranto avecque le style dâAnnie Ernaux
lyonzon a une large patrimoine dâhorticulture et dâindustrie patriarcale coloniale
mea culpa ~ tu vois lâentubage
cette culture est surtout neutralisĂ©e et reconduit lâidĂ©ologie nationalitaire et racialiste des historiens de lâart français de la Renaissante par le trope de la floraison â
Comme les suprĂ©maciste blanc de lâOrdre de la fleur qui considĂšrent la musique noire comme une menace civilisationnelle dans le roman Mumbo Jumbo de Ishmael Reed
ainsâ pour les promeneuses_res du Parc de la tĂȘte dâOr
đ Belle de Clermont đ Duchesse Dâauerstaedt đ Broceliande đ Petit Trianon đ Etoile de Hollande đ
je mande Ă toutes vies oĂč sont enracinĂ©es les tĂȘtes de nĂšgre dans tout çà -lĂ đ
y a mĂȘme des T-shirt de la biennale avec un motif de fleur
pour ĂȘtre gucci and gold
en collaboration avec Galerie LaFayette
mais câest uggly and cheap
ces images florales sont prolétarisantes ~ on ne sait rien des fleurs prises en photo si on peut les infuser, les transformer en onguent, en cataplasme ou en parfum rien
en vrai il aurait pu mettre une feuille de ganjah
la rose porcelaine dâAsie aurait pu tenir lâaffiche aussi
mais sâil fallait falar Ă©-co-no-mi-que-ment et so-cia-le-ment de fleurs ce serait avec celle que chante bien mieux que oim, Big la F :
« J’voulais ĂȘtre riche d’la fleur de coca, j’voulais ĂȘtre riche d’la fleur de kush »
tout est tressĂ©, combâ de jeunes comme mon couz ki font la mule Ă cause dâla fleur de coca
combâ de renoi ki se fument la tĂȘte,
sans sacré ni désir de création, avec cette fleur de Kush
qui les empoisonnent en inoculant lâhostilitĂ©, la dĂ©bilitĂ© et la violence dans leur cervelle et dans la ure
WesleyMohammad, docteur en sociologie et membre de la Nation dâIslam
Ă©dit que le marijuana est unâ arme contre les humanitĂ©-mĂąle-noirs et que cette drogue est promue par le hip-hop. Weed is the bullet and hip-hop, the gun.
je mâarrĂȘte lĂ dans sa rĂ©flexion car elle dĂ©parle ensuite en discours anti race dâep.
pour les artistes noirx par exemple crĂ©er des fleurs nâest pas anodin
comme lâexplique brillamment le *critique dâart*,
Hennessy Yougman aka Hen-rock Obama aka Hen-rock Allah aka Pharaon Hennessy aka Mitt Romneyâs drug dealer aka Mr. Museum aka Mr. Aka
pour
son projet de performance Art thoughtz
«JUST LIKE TUPAC, THIS EPISODE OF ART THOUGHTZ IS STRICTLY 4 MY NIGGAZ.»

Hennessy Yougman avise le web 2.0 des maniĂšres les plus ingĂ©nieuses pour « ĂȘtre un artiste Ă succĂšs. Tout en avançant lâargument quâil faut ĂȘtre blanc pour vraiment rĂ©ussir, il ajoute en apartĂ©, que ça pourrait ne pas sâappliquer aux Noirs car si « un nĂšgre peint une fleur, ça devient une fleur de lâesclavage, une fleur de lâAmistad » (Claudia Rankine in Citizen – Ballade amĂ©ricaine)
approximativ. : « If youâre a white man you want paint a flower People see the painting of flowers they like Wow itâs a pretty ass of a flower itâs a motherfuck flower Nigger paint flowers it become slavery flower u know flower of Amistad something you know Bitch paint some flower it become a metaphor of a vagina itâs terrible u know be a white man grace you of universality, actually itâs natural way of naturally you making shit u know »
« WHITE MALE FLOWER
A pretty ass painting of flower.
Value derived from its formal attribute
NIGGER FLOWER
Signified for institutionalized racism and oppression
Instantaneously a critique of power. »
ce que cache une simple fleur de coca sous couleur dâuniversalitĂ© câest tout son ingĂ©nierie dâĂ©cologie coloniale et anti-noir.
sa monoculture en Colombie et surtout la traite humaine qui frappe les corps noires pour la plupart des femmes (mais il y a quelques hommes ; les conceptions de la masculinité afrohype sont secouées un peu là )
Avaler des boulettes de soie et les garder durant 10-12 heures.

la coke a plusieurs surnom populaire par ex. « la coco » mais son nom le plus foudroyant et le moins connu est « la dame blanche »
durant lâesclavage, les femmes noires servaient de nourrice pour les enfants blancs de leur maĂźtres et maĂźtresses
elles Ă©taient mĂȘme forcĂ© de leur donner le sein, ce qui Ă©tait vĂ©cu comme le vol du lait dĂ©diĂ© Ă leur propre progĂ©niture
Toni Morrison lâĂ©voque de maniĂšre terrifiante dans son roman Beloved « ils mâont pris mon lait » â ce fluide Ă©tant lâune des derniĂšre productions bĂ©nignes du corps noires hormis lacrymale, sĂ©minale, ovulaire, fĂ©cale, urinale.
maintenant, lâasservissement au yovogah (le bomdage et la traite des humanitĂ©s noires par la cruautĂ© (dah) des blancs (yovo en langue)) se poursuit,
aux Antilles-Guyane, en transportant des « dames blanches » dans le ventre dâun bateau ou dans son ventre de chair noir comme des nourrices-esclavisĂ©es au risque que ces dizaines de cocons explosent Ă lâintĂ©rieur de lâestomac entraĂźnant unâ mort certaine.
cela atteint aussi les humanitĂ©s noires en mĂ©tropoles qui revendent la marchandise quitte Ă se faire soulever ou tuer par des porcs pour le plaisir dâune clientĂšle blanche bourgadiĂšre (les col blancs=nĂ©o-colons Ă distance) prĂȘt Ă snifer une-deux-trois traces pour une centaine dââŹ.
CONCENTRONS NOUS !
Emile nâa pu visiter que trois-quatre des lieux dâexpo de la Biennale :

ANCIENNES USINES FAGOR MacLYON MUSĂE GUIMET JARDIN DU MUSĂE DES BEAUX-ARTS LUGDUNUM – MUSĂE & THĂĂTRES ROMAINS LPA RĂPUBLIQUE MUSĂE DâHISTOIRE DE LYON â GADAGNE MUSĂE DE FOURVIĂRE URDLA – VILLEURBANNE et PARC DE LA TĂTE DâOR, CHĂLET DU PARC
câest jĂ bien ! vu le nombre de image que jâai reçu en temps rĂ©el.
la premier expo Les nombreuses vies et morts de Louise Brunet
est ingénieuse, les textes qui accompagne cette « installation artistique »
sont bien écrits on dirait le style des étudiants en cours de creative writing
ce qui trappe avec cette expo-installation câest le fond et la force
je reviendrais sur les choix des oeuvres et leurs cas dâĂ©cole

lâexpo tentent de diagrammer lâhistoire de Louis Brunet « une fileuse de soie qui vĂ©cut Ă Lyon, et qui, semble avoir rejoint la rĂ©volution des « Canuts » (tisseurs de soie) en 1834 ».
ce faisant, Louise se tĂ©lĂ©phone « sous diffĂ©rentes formes binaire, Ă la fois rĂ©elle et fictive, en explorant diverses manifestation de la fragilitĂ© dont les luttes furent oubliĂ©es ou passĂ©s sous silence en divers lieux et Ă plusieurs moments de lâHistoire avec une grande H-ache. »
rien Ă redire Ă cela
alas on pourrait mĂȘme adapter le scripte pour unâ sĂ©rie Netflix â au pire çà fait penser au film tout naze : Everything Everywhere All at Once â Dans une autre vie â acclamĂ© par la critique
ce genre de scĂ©narii sont utilisĂ©s selon la sociologue, SamBourcier, dans lâune des idĂ©ologies dominante quâelle appelle « le management de la diversitĂ© »
une politique de contrÎle de la visibilité des minorités raciales, sexuelles et de genres portées par la gauche républicaine et menées par des entreprise culturelles comme Netflix
Cela prend forme par ex. dans les séries pour ado afin de tirer le max de valeurs monétaires coloniales patriarcales nationale suprémaciste blanche
en surplus lâidĂ©e dâhistoire ici est has been â elle resuçe le postmodernisme FR â et ne pratique que de façon managĂ©riale le postcolonial sous lean
trÚs loin du décolonial militant noire et
Ă des annĂ©es-lumiĂšres de lâafropessisme
La conception de le histoire et des histoires proposĂ© par les deux MCs sont de lâordre dâune prĂ©histoire carno-antropo-logo-centrique qui nâa pas mĂȘme franchit la ligne de couleur du siĂšcle vignt pourceque Brigitte (Macron) femme de flic du tout premier ministĂšre est la premiĂšre consultation doc !
« IL A ĂTĂ PENDU CE MATIN
Ă L’AUBE UN NĂGRE COUPABLE
D’AVOIR VOULU FRANCHIR LA
LIGNE »
â L.G Damas
Le personnage principale que jâappelle LOUISE 14Pro nâa pas de
futurs â pour faire simple
sa borne historique est limité de [1834, à notre instant t ]
LOUISE 14Pro nâa pas dâintervalles ouvert comme par exemple ]1, +â [
selon le matheux GottlobFrege (voir. la physique quantique)
« zéro » et « un » tels des noms propres de nombres, peuvent avoir des définitions imprédictibles
la mort, le un ; la vie, le zéro
â je ne parle mĂȘme pas de la gĂ©ographie, y pas de rĂȘves ni dâĂ©toiles
dorĂ©esÂ
lâimage culturelle de Lion qui me frappe le plus souvent câest le tableau de Marie de MĂ©dicis et Henri IV Ă Lyon â La Marie de MĂ©dicis 1622-1624 de
Pierre Paul Rubens
LOUISE 14Pro est ce modĂšle dâintĂ©gration iconologique survolant les terres du 669
comme la roturiĂšre italienne avant que son gosse Louis XIII lĂ©galise la pratique de la traite nĂ©griĂšre en 1642 cf. mes ancĂȘtres esclavisĂ©*es !

ŰšÙ۱ÙŰȘ,
Emile mâa rapportĂ© un commentâ dâun guichetier sur lâexpo suivante dans le bĂątiment du macLyon : « Beyrouth et les Golden Sixties nâest pas trĂšs interessante. Ăa parle du Liban » = pas assez exotique
jâai tout de mĂȘme Ă©tĂ© surpris par lâabsence de personnels de sĂ©cu noirs ou de mĂ©diatrice*eurs racisĂ©*es dans les vidĂ©os que jâai reçues â est-ce une politique de sous-traitance seulement parisienneâvoire dâIDF ?

le travail dâarchive-va-tiâcan peut Ă©galement nous trompĂ© dans le deuxiĂšme volet de *Manifesto oâ fragility* (Mofo = NTM (Marianne noire et blance))
les archives des affiches ou catalogues dâexposition au Liban et dans sa diaspora sont une forme de contrĂŽle prĂ©fectoral du pouvoir/savoir comme lâa pensĂ© DeuleuzesansGuattari Ă partir de lâoeuvre de Muzil dans ces cours Ă pAris 8 â le prof de philo conseillait « un trait diagrammatique ou un trait de diagramme »
ouverts au sous-monde
au lieu de « Donc, vous voyez, si je dis : imposer une tĂąche Ă une multiplicitĂ© peu nombreuse dans un espace fermĂ©, ou si je dis : contrĂŽler les Ă©vĂ©nements principaux dâune multiplicitĂ© nombreuse dans un espace ouvert, si je dis ça, je donne des catĂ©gories de pouvoir. En revanche, je dis : punir, Ă©duquer, faire travailler, enseigner etc. etc., je dis tout ça, je dis : ce ne sont pas des catĂ©gories de pouvoir, ce sont des catĂ©gories de pouvoir/savoir. »
mon couz ne mâa pas send beaucoup de photos dâĆuvres de cette exposition
je peux le comprendre
ces objets dâart sont exposĂ©s comme des archives ou source dont les « fonctions [ont Ă©tĂ©] formalisĂ©es et des matiĂšres [sont] formĂ©es. MatiĂšres formĂ©es, câest : Ă©colier, ouvrier, prisonnier. » pour le contexte et lâobjectivation dâune histoire culturelle pan-arabique tremblante et
celle micropolitique de Beyrouth ŰšÙ۱ÙŰȘ, de [1950, cos( đ + contemporain postcolonial)]
faisant de cette ville,
« en soi, un manifeste de la fragilité »
or câest dommage quâil nây ait pas dâĂ©cologie dans lâexpo pour les luttes tiers-mondistes â
le Liban a participé en 55 à la conférence de Bandung en Indonésie.
ma playlist : LP2 LA HONDA 19 FREEZE CORLEONE MAARLO SB LA F. JSX GAZO GREEN MONTANA SO LA LUNE KEN VYBZ CAMEO KILLI JOZZI KIMA KERCHAK ICE SPICE SAAMOU SKUU MALTY 667 x 669 2BZ ZOLA LALA &CE MENACE SANTANA LA FĂVE 137 SKWAA SKENG FELA 42DUGG KNUCKS COCHISE BIA $NOT YANN CLĂRY MinistĂšre A.M.E.R BU$HI KING VON 1MPLIK140 PLAYBOI CARTI NINA SIMONE MILES DAVIS JOEY DABA$$ AYA NAKAMURA 21 SAVAGE A$AP MOB !
il est midi et des poussiÚres. Emile a traversé les expos du MacLyon en
quelque heure
il poursuit le Mofo vers sa derniĂšre sĂ©quences Un monde dâune promesse infinie
la plus consĂ©quente elle regroupe une centaines dâartistes de plusieurs pĂ©yi se
dĂ©ployant sur onze plateaux incarnant dixit « les cycles de notre fragilitĂ© universelle » lol www.be-a-white-man.com grace you of universality, actually itâs natural way of naturally you making shit u know
çà va aller plus vite car le propos est identique
et puis, il nâest allĂ© quâau
MUSĂE GUIMET (le bĂątard a prix un Uber) ANCIENNES USINES FAGOR
â
hĂ© je craint quâun texte de critique dâart ne consent point pour fin lâexpliquation in fine des tenant et aboutissants dâun Ă©vĂ©nement art-tische-tique
et de ses secrets
alors,
jâĂ©crivoque, je sors de l’oeil d’ĂsĂč
â et ce qui me rend fort marri â câest le volume « dâoeuvre art contemporain et historique, de nouvelle commandes in situ et de nombreux objets » qui Ă©pousent lĂ lâhĂ©gĂ©monie idĂ©ologique
de la suprématie blanche (homicide racisme)
LâatmosphĂšre de ruines (usine dĂ©saffectĂ©e, musĂ©e abondonnĂ©e, jardin Ă lâanglaise)
qui nimbe ce thĂšme de fragilitĂ© peut sâenvisager intellectuellement
cependant il se dégage
par la prĂ©sence dâoeuvre ancienâ non contextualisĂ©e une hiĂ©rarchie




la fragilité blanche (white fragility tiré du livre éponyme) étant le canon souverain
selon oim de cette atmosphĂšre raciale dans le Mofo au mĂȘme vue que la thĂ©orie faciale de Petrus Camper
Ă©tayĂ© par les travaux de lâhistorien de lâart
Winckelmann (1717-1768) qui érigea un idéal grecque de
beauté masculine
permettant Ă Camper de griffonner un systĂšme de mesures de lâangle crĂąnien Ă partir de singes (58° pour lâorang-outang) puis des nĂšgres (70°) jusquâau profil dâun « moulages de statues romaines (95°) et grecques (100°) », le mĂąle europĂ©en ayant (80°) sur cette Ă©chelle de lâĂ©voluĂ©.
Pour le scientifiques patriarche, les ouvertures faciaux « de moins de 70° correspondaient aux museaux des mammifĂšres. Les individus Ă©taient soumis Ă des angles faciaux variĂ©s. La ligne faciale du bĂ©bĂ© dont les dents n’Ă©taient pas encore sorties accusait un angle de 95° ; chez l’enfant d’un an, il s’Ă©levait Ă 100° »

Les effets de cette lois de lâhistoire naturelle masculiniste influencĂ© par Buffon ne se trouve pas en quarantaine, comme on pourrait sây attendre, au musĂ©e Emile Guimet, ancien Museum dâhistoire naturelle de Lyon (1914-1968),
mais sa diffusion raciale anti-noire sâoxygĂšne de maniĂšre mondiale,
les espaces de la biennale de Lyon ne pouvant ĂȘtre immunisĂ© par un quelconque vaccin, contribue plutĂŽt Ă la propagation de ce trauma somatique et phylogĂ©nique
« cette position mesure/outrance qui sert aussi dans le champ de lâart ancien avec le binĂŽme classique/baroque et la soi-disant rĂ©ticence française au baroque sera vouĂ©e Ă de beaux jours dans nombre de manuel dâhistoire de lâart. La mesure caractĂ©risant lâart français Ă travers le temps, permet de le diffĂ©rencier et dâen assurer la supĂ©rioritĂ©. »
Il serait nĂ©cessaire dâanalyser la notion de mesure Ă partir des thĂ©ories compassĂ©es du baroque chez Glissant et de Deleuze telles deux faces dâune mĂȘme piĂšce qui ne se dĂ©tache point de lâidĂ©ologie racialiste de lâhistoire de lâart

La prĂ©sence de reproductions dĂ©crĂ©pies de momies et de medu-netjer en toile peinte pour diversifier les formes de fragilitĂ© des civilisations passĂ©es ne fait que de racialiser davantage la situation de lâĂ©vĂ©nement puisquâil nâest jamais fait mention des origines nĂšgre de lâEgypte Ă©tudiĂ© par le Cheik Anta Diop et
du vol de lâhistoire par lâoccident
des racines kémites-asiatiques des cultures philohéllÚnes
par ailleurs, ses reproductions perpĂ©tuent lâillettrisme
et lâorientalisme au tour de cette Ă©criture sacrĂ©e ayant pris naissance au bord
du Nil Noir
Jâai Ă©tĂ© troublĂ© par la volition et la frivolitĂ© par lesquels les deux MCs ont investi le mobilier en bois du musĂ©um censĂ© prĂ©senter et classer des spĂ©cimens dans plusieurs armoires vitrĂ©e ceint au mur â
cela mâavait paru neuf tout dâabord de placer les oeuvres de Zhang Yunyao
sur la pratique du BDSM Ă lâintĂ©rieur

Faisant le tour grùce à la video envoyé par Emile
mon attention est captivĂ© par unâ armoire vide et pas Ă©clairĂ©
on peut y lire sur un cartel de lâautre cotĂ© de la vitre
Les primates singes antropoĂŻdes
et puis
tout mon enthousiasme sâefface â
lâinvestissement de ce bĂątiment ne me semble plus quâune
boulimie curatoriale mal digéré
jâai arrĂȘtĂ© depuis de me convaincre quâils ont laissĂ© cet objet culturel
en lâĂ©tat pour signifier que sapiens sapiens sera bientĂŽt exposĂ© comme tel
dans unâ grand armoire oĂč il serait inscrit : primates sapiens negrocĂšne
le peu de culture (prendre soin) autour de cet objet clef parmi tant et tant
à radicaliser mon acuité
Ă observer cette Ă©vĂ©nement comme lâempreinte archĂ©ologique â
de la fragilité anti-noire
Pour RobinDiangelo lâautrice de White fragility, la fragilitĂ© « constitue quant Ă elle un mĂ©canisme de dĂ©fense permettant de refuser dâendosser le costume du dominant et ainsi de profiter, sur le plan rhĂ©torique, dâune position imaginaire de victime. La fragilitĂ© blanche quâexpose DiAngelo peut ĂȘtre plus ou moins inconsciente ou tactique selon les cas. »
ici y a de lâĂ©vitement martiale sinon pour quoi laisser le signifyinâ monkey
rater ad vitam ĂŠternam « lâĆil dĂ©robĂ© » que nomme ainsi Sanglis :
« lâĆil dĂ©robĂ© vient Ă mĂ©fait / le laps des ans nous a paru dâĂ©ternitĂ© / il nâest que de nos mots lâamas dĂ©nudĂ©, fol »
en surplus de la damnation de la couleur de leur peau, les connotations biologique de singerie sâest imposĂ©e au corpse/core/corps/qore noirs
encastrĂ©s dans unâ grande armoire portative de mise Ă mort
iels luttent tant bien que mal Ă renverser noirement, cette injure
â signifyinâ monkey peut se traduire par si(n)g(n)er le singe (lâemmĂȘlement de signe « sign » et singe « monkey ») cette pratique sĂ©culaire tente par plusieurs techniques dâavoir le dessus sur un stigmate ou un adversaire
ainsi le hic est présent
dÚs la sélection des oeuvres et leurs scénographies
qui sâĂ©vertuent Ă exposerune fragilitĂ© blanche
dominante et destructrice
allons mĂȘme jusquâĂ rĂȘver de maniĂšre eschatologique ou ambiguĂ«
leur privilĂšge pervers

ils sont tombĂ© dans un lieu commun nocif oĂč les sculptures ancienâ nimbĂ© de connotations racistes et idĂ©ologiques les dĂ©passent ! Il aurait pu travailler la fragilitĂ© avec les collections du musĂ©e des africain de Lyon â ou bien avec le voyage de Martin Luther King dans la ville
en consĂ©quence, sont confinĂ© Ă unâ vision Ă©dulcorĂ©e,
les oeuvres dâontologie non-blanc
soit ceux des artiste noir-es exposé-es
qui se comptent ici sur le doigt dâune main
noirx selon la variation actuelle de
la ligne de couleur que semble ne pas voir les 2 Mcs
ielles sont damnĂ©-es Ă faire du théùtre grec ou Ă vouloir jouer le personnage noir d’un’ piĂšce racialiste de William Shakespeare
« Et puis tu vois, y a rien qui m’attend ici que la misĂšre pour du profit⊠Y a un vivier d’talent dans ma ville, mais on est vouĂ© Ă destin tragique
C’est la jungle, c’est le zoo ici que des fous, ça ressemble Ă lâasileâŠ
J’ai pris un CDI au studio, j’me vois pas finir Ă lâusineâŠ
Tout pour le gang, tout pour l’putain bastion »
iels pourront jamais jamais comprendre gars â
cimer Big la F pour ta vibe. mon « objectif nâest pas de valoriser « la mentalitĂ© de la rue » » mais de mener un pouvoir radical noir pour scĂ©ller la blancheur et ses sĂ©quelles car sa destruction est un leurre
tout en sachant que cette esprit de la rue « est Ă lâorigine dâune destruction gĂ©nĂ©ralisĂ© » de la communautĂ© noire comme lâĂ©dit le psychologue Bobby E. Wright parallĂšlement Ă la mentalitĂ© dâĂ©lite « de nos frĂšres et soeurs diplĂŽmĂ©s de grandes avec des honneurs, qui font parties des Noirs les plus dangereux au monde et agissant contres les intĂ©rĂȘt des Noirs, parce quâil ont une orientation eurocentrique » â Aho
PAW is PAWER, mĂȘme dans lâĂ©vent, PAW is till <3
ici câest lâOM fuck Paris et lâOL
Téléphone :
Amzat Boukari-Yabara â Walter Rodney, Un historien engagĂ©, 1942-1980
La F â Trap star â Outrou
Walter Rodney â How Europe underdeveloped Africa
Robin Diangelo â FragilitĂ© Blanche
Henry Louis Gates â The Signifying monkey
Edouard Glissant â PoĂšmes complets âTerre magnĂ©tique
Bancel, Nicolas, Thomas David, et Dominic Thomas â LâInvention de la race. Des reprĂ©sentations scientifiques aux exhibitions populaires.
Sam Bourcier â Homo Inc.orporated : Le triangle et la licorne qui pĂšte
L.G Damas â Black Label
Webdeleuze â Sur Foucault le pouvoir
Toni Morrison, BLVD
Anne Lafont, L’art et la race : l’Africain (tout) contre l’oeil des LumiĂšres
Kevin Quashie â The Sovereignty of Quiet: Beyond Resistance in Black Culture
Klah Popo â Yovodah Et Panafricanisme. RĂ©sister Pour Survivre. S’unir Pour RenaĂźtre
Claudia Rankine â Citizen – Ballade amĂ©ricaine
Art thoughtz
MinistĂšre A.M.E.R â Brigitte femme de flic
Antonio Gramsci â Cahier de prison
Bobby E. Wright â La PersonnalitĂ© Raciale Du Psychopathe Et Autres Essais
ĂsĂč : dieu noir de lâinterprĂ©tation dans la tradition Yoruba au Dahomey et au Nigeria, au BrĂ©sil et Ă Cuba, en HaĂŻti et Ă la Nouvelle-OrlĂ©ans. Esu est un forme actualisĂ©e du dieu Ă©gyptien, Djehouty (Thot en grec ancien).
Marine BellĂ©go, Enraciner lâempire, une autre histoire du jardin botanique de Calcutta (1860-1910)
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PAW (Paul-AimĂ© WILLIAM) : Membre de la revue AFRIKADAA et doctorant en histoire de l’art de la Guyane (EHESS & IMAF).
669 + 973 = 1642, yovodah (Biennale de Lyon) Lire la suite »
