669 + 973 = 1642, yovodah (Biennale de Lyon)

par PAW (4 novembre 2022 Ă  11:46)

veille militant_es. Un glock coĂ»te 700 € sans les balles. veille millitant_es. Suit le vent, n’ait point peur, prend des risques flirt avec le meurtre, bombarde par coeur : « avant la noce, on aiguise les couteaux ». veille milliant_es. Vise tjrs la tĂȘte pour y loger un chaman. veille milliant_es. fait tomber la neige mĂȘme en plein’ canicule volcan O mon bon souhait 

crédit : paw

aĂŻe. ne nous leurrons point, le leitmotiv de cette manifestation est une litote. 

pour peu que ce thĂšme soit dĂ©ter, nous devons tout de mĂȘme dĂ©shampĂ© 

la mezza voce de cette soupe opĂ©ra *Manifesto o’ fragility* managĂ©e par deux MCs (masters of curating) reflĂ©tant l’image gĂ©nĂ©rale du colorwashing (green, white, pink, token noirx) dans le ghetto de l’art contemporain

c’est dedans cette ville qu’en 2019, Anas, un Ă©tudiant syndicaliste, s’est immolĂ© par le feu devant le Crous pour trahir la mutitĂ© des prĂ©caritĂ©s Ă©tudiantes —

des sans bourse, des sans logement, des sans aide, des sans soin, des sans famille, des ventres creux Ă  midi

cette fragilité tue (point)

Anas a survĂ©cu ; sa lettre de suicide appelait dans un ton de manifeste de bon’ oreilles

« Luttons contre la montĂ©e du fascisme, qui ne fait que nous diviser et crĂ©er et du libĂ©ralisme qui crĂ©e des inĂ©galitĂ©s. J’accuse Macron, Hollande, Sarkozy et l’UE de m’avoir tuĂ©, en crĂ©ant des incertitudes sur l’avenir de tous-tes. j’accuse aussi le Pen et les Ă©ditorialistes d’avoir crĂ©e des peurs plus que secondaires. Mon dernier souhait, c’est aussi que mes camarades continuent de lutter, pour en finir dĂ©finitivement avec tout ça. Â»

c’est aussi, dans cette ville, qu’a Ă©tĂ© crĂ©er, en 2012, l’association nĂ©o-nazi, GĂ©nĂ©ration identitaire, petite fille de KlausBarbie & du Cardinal Barbarin et qui fut dissoute en 2021. 

fuck le nazisme larvĂ©, le fascisme actuel, le racisme d’état, l’islamophobie des mĂ©dias, le capitalisme patriarcal systĂ©mique en France et dans cette ville. ces saletĂ©s marchent sur le dos fragile de ceux « qui meurent dans le silence le plus complet. Â»

en vrai, cette biennale de Lyon est samo 

mĂȘme MbappĂ© est plus politisĂ© — il me semble avoir connu Ă©vĂšnement plus hypocrite cependant je tourne de l’oeil lors mĂȘme que je lis que 

le CIC est partenaire officiel de la biennale 

en sachant Ă  quel degrĂ© cette banque française 

a dĂ©possĂ©dĂ© HaĂŻti de ses richesses ! 

et qu’en n’est-il du CrĂ©dit Lyonnais qui saugrenuement n’est de la fĂȘte 

mais qui par ailleurs est impliquĂ© dans le sous-dĂ©veloppement de l’Afrique comme l’a constatĂ© l’historien africaine Walter Rodney  

ce manifeste d’la fragilitĂ© vise-t-il vraiment des rĂ©parations et des formes de rĂ©sistances. pouvons-nous s’il en est encore temps « aller au-delĂ  de l’accent mis sur la rĂ©sistance et suggĂ©rer que des concepts comme l’abandon, le rĂȘve et l’attente peuvent nous rappeler la richesse de l’humanitĂ©, de l’humanitĂ© noire. Â»

crédit : paw

les deux MCs ont manquĂ© de prendre sereinement una voce antifascista per la rivoluzione contro la guerrilla di posizione en occupant plusieurs lieux culturels de la ville. 

comprenons-nous bien, ils convergent vers ce que le thĂ©oricien italien, AntonioGramsci, appelait une « rivoluzione passiva Â» orchestrĂ©e aujourd’hui, en France, par le macronisme d’intĂ©rĂȘt colonial et ayant pour essieu mondial : la suprĂ©matie blanche.

le thĂšme de fond de cette curation pour institutions nĂ©olibĂ©rales est une rengaine de vendeur de voiture face Ă  la mise Ă  mort par l’histoire (nous y reviendrons) 

et la servitude et les violences policiÚres et la souffrance au travail et la (néo)libéralisation des hÎpitaux, du service public, des universités et

la phynanciarisation programmĂ©e de nos retraites, 

et la prohibition de la prostitution et la fuite en avant dans l’écocide en cours

c’est cette fragilitĂ© sans verbe que rĂ©ussit Ă  conserver et Ă  reproduire les chef_fes d’entreprise, banquiers et autres dogues de la profitasyon.

—

que mon cousin soit de partance pour Lyon 

a Ă©tĂ© une drĂŽle de nouvelle 

je lui ai demandĂ© d’aller visiter les expositions Ă  ma place comme 

scrutateur Ă  la maniĂšre de Sylvie pour Sanglis dans Terre magnĂ©tique 

moyennant une bouteille de Hennessy pour le prochain after Ă  Cayenne 

et le billet d’entrĂ©e et des per diem 

pour la journĂ©e, j’aurais photos vidĂ©os textes cartels oeuvres et de petits commentaires sur cette biennale d’art 

contemporain 

je n’ai pas eu de rĂ©sistance pour le convaincre Ă  vrai dire

il n’avait pas grand chose Ă  faire lĂ , 

à part accoucher —

soit arriver enceinte de Cayenne Felix ÉbouĂ© Ă  Paris Orly sans blĂȘme 

avant de rejoindre Lyonzon en TGV pour chier dans les toilettes d’un telo ibis 

les cocons de soie dans son ventre

il m’a rien dit rien or on savait tous*tes — qu’i Ă©tait un passager de Air CocaĂŻne 

je ne vais pas le snitch ; c’est pour cela que son nom sera 

anonymisé dans le texte et

puis on sait tous*tes que s’il devait ĂȘtre arrĂȘter, le serait jĂ  ; c’est juste que les flics ils ne veulent pas et que ça arrange l’Etat colonial français de crĂ©er et maintenir cette misĂšre blanche 

en Colonie=Guyane

les mules sont relaxĂ©.es pour moins de 1,5 kilos de soie 

dans leurs boyaux ou valises — 

et ce, si et seulement si, on les shop.

La prison le ferait bien du mal or « la prison (peut devenir) lieu de d’apprentie du militantisme politique. Walter Rodney constata que plusieurs dirigeant nationaliste africains avaient obtenu leur diplĂŽme dans les prisons coloniales, et que les prisons sud-africaines et Ă©tats-uniennes dĂ©tenaient quelques-uns des Noirs les plus brillants.»

je n’attendais rien de spĂ©cial des donnĂ©es que m’a envoyĂ© Émile

il y avait jĂ  plein de trucs sur instagram etc. 

et leur site internet 

me suis dit il n’y pas de concert de Big la F 

pour la biennale donc c’est samo

la fragilitĂ© crĂ©e compose de nouvelles solidaritĂ©s ar-tis-tis-tiques, de nouvelles forces, de nouvelles menaces dĂ©coloniales — donc pourquoi pas avec 

la musique noire

la F est un’ Trapstar de la drill FR. il vient de Villeurbanne. les deux MCs (je m’en cure de leurs blazes) pouvaient bien l’inviter pour parler de la fragilitĂ© lors d’une confĂ©rence 

comme Ă  l’époque KRS One Ă  Paris 8

naaaah pas possible, tu rĂȘves 

or je blague pas sa mĂšre

une confĂ©rence pour parler de sa vie d’artiste, de son QLF (en style BMF ou OTF pas comme les autres orpailleurs de noirceur), de ses lyriques ainsi que ses connexions dans l’industrie et sur Ur-anus

de ses pensĂ©es pour « rĂ©tablir l’honneur d’mes frĂšres / En manque d’inspi’, en manque de sous, en manque d’amis, en manque d’amour Â» comme il pera 

« l’objectif : nourrir la famille Â» et ensuite remercier son « public pour l’amour, j’jure chaque lettre, chaque mot me touche Â»

Mais non

Fleurs lĂ©tales 

crédit : Emile et paw

or y a quelque chose qui trappe dans ce manifeste — 

les images florales

ils ont fait tout un’ com’ ingĂ©nieuse sur l’identitĂ© visuelle de la biennale—un espĂšce d’espĂ©ranto avecque le style d’Annie Ernaux

lyonzon a une large patrimoine d’horticulture et d’industrie patriarcale coloniale

mea culpa ~ tu vois l’entubage

cette culture est surtout neutralisĂ©e et reconduit l’idĂ©ologie nationalitaire et racialiste des historiens de l’art français de la Renaissante par le trope de la floraison — 

Comme les suprĂ©maciste blanc de l’Ordre de la fleur qui considĂšrent la musique noire comme une menace civilisationnelle dans le roman Mumbo Jumbo de Ishmael Reed

ains’ pour les promeneuses_res du Parc de la tĂȘte d’Or 

𓇗 Belle de Clermont 𓇖 Duchesse D’auerstaedt 𓇚 Broceliande 𓇕 Petit Trianon 𓇓 Etoile de Hollande 𓇘

je mande Ă  toutes vies oĂč sont enracinĂ©es les tĂȘtes de nĂšgre dans tout çà-lĂ  𓇘

y a mĂȘme des T-shirt de la biennale avec un motif de fleur

pour ĂȘtre gucci and gold

en collaboration avec Galerie LaFayette

mais c’est uggly and cheap

ces images florales sont prolétarisantes ~ on ne sait rien des fleurs prises en photo si on peut les infuser, les transformer en onguent, en cataplasme ou en parfum rien

en vrai il aurait pu mettre une feuille de ganjah 

la rose porcelaine d’Asie aurait pu tenir l’affiche aussi

mais s’il fallait falar Ă©-co-no-mi-que-ment et so-cia-le-ment de fleurs ce serait avec celle que chante bien mieux que oim, Big la F :

« J’voulais ĂȘtre riche d’la fleur de coca, j’voulais ĂȘtre riche d’la fleur de kush Â»

tout est tressĂ©, comb’ de jeunes comme mon couz ki font la mule Ă  cause d’la fleur de coca

comb’ de renoi ki se fument la tĂȘte,

sans sacré ni désir de création, avec cette fleur de Kush

qui les empoisonnent en inoculant l’hostilitĂ©, la dĂ©bilitĂ© et la violence dans leur cervelle et dans la ure 

WesleyMohammad, docteur en sociologie et membre de la Nation d’Islam

Ă©dit que le marijuana est un’ arme contre les humanitĂ©-mĂąle-noirs et que cette drogue est promue par le hip-hop. Weed is the bullet and hip-hop, the gun.

je m’arrĂȘte lĂ  dans sa rĂ©flexion car elle dĂ©parle ensuite en discours anti race d’ep.

pour les artistes noirx par exemple crĂ©er des fleurs n’est pas anodin 

comme l’explique brillamment le *critique d’art*, 

Hennessy Yougman aka Hen-rock Obama aka Hen-rock Allah aka Pharaon Hennessy aka Mitt Romney’s drug dealer aka Mr. Museum aka Mr. Aka 

pour

son projet de performance Art thoughtz 

«JUST LIKE TUPAC, THIS EPISODE OF ART THOUGHTZ IS STRICTLY 4 MY NIGGAZ.»

crédit : paw

Hennessy Yougman avise le web 2.0 des maniĂšres les plus ingĂ©nieuses pour « ĂȘtre un artiste Ă  succĂšs. Tout en avançant l’argument qu’il faut ĂȘtre blanc pour vraiment rĂ©ussir, il ajoute en apartĂ©, que ça pourrait ne pas s’appliquer aux Noirs car si « un nĂšgre peint une fleur, ça devient une fleur de l’esclavage, une fleur de l’Amistad Â» (Claudia Rankine in Citizen – Ballade amĂ©ricaine)

approximativ. : « If you’re a white man you want paint a flower People see the painting of flowers they like Wow it’s a pretty ass of a flower it’s a motherfuck flower Nigger paint flowers it become slavery flower u know flower of Amistad something you know Bitch paint some flower it become a metaphor of a vagina it’s terrible u know be a white man grace you of universality, actually it’s natural way of naturally you making shit u know Â»

« WHITE MALE FLOWER

A pretty ass painting of flower.

Value derived from its formal attribute

NIGGER FLOWER

Signified for institutionalized racism and oppression 

Instantaneously a critique of power. Â»

ce que cache une simple fleur de coca sous couleur d’universalitĂ© c’est tout son ingĂ©nierie d’écologie coloniale et anti-noir. 

sa monoculture en Colombie et surtout la traite humaine qui frappe les corps noires pour la plupart des femmes (mais il y a quelques hommes ; les conceptions de la masculinitĂ© afrohype sont secouĂ©es un peu lĂ ) 

Avaler des boulettes de soie et les garder durant 10-12 heures.  

la coke a plusieurs surnom populaire par ex. « la coco Â» mais son nom le plus foudroyant et le moins connu est « la dame blanche Â»

durant l’esclavage, les femmes noires servaient de nourrice pour les enfants blancs de leur maütres et maütresses

elles Ă©taient mĂȘme forcĂ© de leur donner le sein, ce qui Ă©tait vĂ©cu comme le vol du lait dĂ©diĂ© Ă  leur propre progĂ©niture

Toni Morrison l’évoque de maniĂšre terrifiante dans son roman Beloved « ils m’ont pris mon lait Â» — ce fluide Ă©tant l’une des derniĂšre productions bĂ©nignes du corps noires hormis lacrymale, sĂ©minale, ovulaire, fĂ©cale, urinale. 

maintenant, l’asservissement au yovogah (le bomdage et la traite des humanitĂ©s noires par la cruautĂ© (dah) des blancs (yovo en langue)) se poursuit, 

aux Antilles-Guyane, en transportant des « dames blanches Â» dans le ventre d’un bateau ou dans son ventre de chair noir comme des nourrices-esclavisĂ©es au risque que ces dizaines de cocons explosent Ă  l’intĂ©rieur de l’estomac entraĂźnant un’ mort certaine. 

cela atteint aussi les humanitĂ©s noires en mĂ©tropoles qui revendent la marchandise quitte Ă  se faire soulever ou tuer par des porcs pour le plaisir d’une clientĂšle blanche bourgadiĂšre (les col blancs=nĂ©o-colons Ă  distance) prĂȘt Ă  snifer une-deux-trois traces pour une centaine d’€.

CONCENTRONS NOUS !

Emile n’a pu visiter que trois-quatre des lieux d’expo de la Biennale :  

crédit : Emile et paw

ANCIENNES USINES FAGOR MacLYON MUSÉE GUIMET JARDIN DU MUSÉE DES BEAUX-ARTS LUGDUNUM – MUSÉE & THÉÂTRES ROMAINS LPA RÉPUBLIQUE MUSÉE D’HISTOIRE DE LYON – GADAGNE MUSÉE DE FOURVIÈRE URDLA – VILLEURBANNE et PARC DE LA TÊTE D’OR, CHÂLET DU PARC 

c’est jĂ  bien ! vu le nombre de image que j’ai reçu en temps rĂ©el.

la premier expo Les nombreuses vies et morts de Louise Brunet

est ingĂ©nieuse, les textes qui accompagne cette « installation artistique Â» 

sont bien écrits on dirait le style des étudiants en cours de creative writing

ce qui trappe avec cette expo-installation c’est le fond et la force

je reviendrais sur les choix des oeuvres et leurs cas d’école 

crédit : Emile et paw

l’expo tentent de diagrammer l’histoire de Louis Brunet « une fileuse de soie qui vĂ©cut Ă  Lyon, et qui, semble avoir rejoint la rĂ©volution des « Canuts » (tisseurs de soie) en 1834 Â». 

ce faisant, Louise se tĂ©lĂ©phone « sous diffĂ©rentes formes binaire, Ă  la fois rĂ©elle et fictive, en explorant diverses manifestation de la fragilitĂ© dont les luttes furent oubliĂ©es ou passĂ©s sous silence en divers lieux et Ă  plusieurs moments de l’Histoire avec une grande H-ache. »

rien Ă  redire Ă  cela 

alas on pourrait mĂȘme adapter le scripte pour un’ sĂ©rie Netflix — au pire çà fait penser au film tout naze : Everything Everywhere All at Once – Dans une autre vie — acclamĂ© par la critique

ce genre de scĂ©narii sont utilisĂ©s selon la sociologue, SamBourcier, dans l’une des idĂ©ologies dominante qu’elle appelle « le management de la diversitĂ© Â»

une politique de contrĂŽle de la visibilitĂ© des minoritĂ©s raciales, sexuelles et de genres portĂ©es par la gauche rĂ©publicaine et menĂ©es par des entreprise culturelles comme Netflix 

Cela prend forme par ex. dans les séries pour ado afin de tirer le max de valeurs monétaires coloniales patriarcales nationale suprémaciste blanche

en surplus l’idĂ©e d’histoire ici est has been — elle resuçe le postmodernisme FR — et ne pratique que de façon managĂ©riale le postcolonial sous lean

trĂšs loin du dĂ©colonial militant noire et 

Ă  des annĂ©es-lumiĂšres de l’afropessisme

La conception de le histoire et des histoires proposĂ© par les deux MCs sont de l’ordre d’une prĂ©histoire carno-antropo-logo-centrique qui n’a pas mĂȘme franchit la ligne de couleur du siĂšcle vignt pourceque Brigitte (Macron) femme de flic du tout premier ministĂšre est la premiĂšre consultation doc !  

« IL A ÉTÉ PENDU CE MATIN 

À L’AUBE UN NÈGRE COUPABLE 

D’AVOIR VOULU FRANCHIR LA 

LIGNE Â»

— L.G Damas

Le personnage principale que j’appelle LOUISE 14Pro n’a pas de 

futurs — pour faire simple

sa borne historique est limité de [1834, à notre instant t ]

LOUISE 14Pro n’a pas d’intervalles ouvert comme par exemple ]1, +∞ [ 

selon le matheux GottlobFrege   (voir. la physique quantique)

« zéro » et « un » tels des noms propres de nombres, peuvent avoir des définitions imprédictibles

la mort, le un ; la vie, le zéro

— je ne parle mĂȘme pas de la gĂ©ographie, y pas de rĂȘves ni d’étoiles

dorées 

l’image culturelle de Lion qui me frappe le plus souvent c’est le tableau de Marie de MĂ©dicis et Henri IV Ă  Lyon — La Marie de MĂ©dicis 1622-1624 de

Pierre Paul Rubens

LOUISE 14Pro est ce modĂšle d’intĂ©gration iconologique survolant les terres du 669

comme la roturiĂšre italienne avant que son gosse Louis XIII lĂ©galise la pratique de la traite nĂ©griĂšre en 1642 cf. mes ancĂȘtres esclavisĂ©*es !

crédit : Louvre

ŰšÙŠŰ±ÙˆŰȘ

Emile m’a rapportĂ© un comment’ d’un guichetier sur l’expo suivante dans le bĂątiment du macLyon : « Beyrouth et les Golden Sixties n’est pas trĂšs interessante. Ça parle du Liban Â» = pas assez exotique 

j’ai tout de mĂȘme Ă©tĂ© surpris par l’absence de personnels de sĂ©cu noirs ou de mĂ©diatrice*eurs racisĂ©*es dans les vidĂ©os que j’ai reçues — est-ce une politique de sous-traitance seulement parisienne—voire d’IDF ? 

crédit : Emile et paw

le travail d’archive-va-ti’can peut Ă©galement nous trompĂ© dans le deuxiĂšme volet de *Manifesto o’ fragility* (Mofo = NTM (Marianne noire et blance))

les archives des affiches ou catalogues d’exposition au Liban et dans sa diaspora sont une forme de contrĂŽle prĂ©fectoral du pouvoir/savoir comme l’a pensĂ© DeuleuzesansGuattari Ă  partir de l’oeuvre de Muzil dans ces cours Ă  pAris 8 — le prof de philo conseillait « un trait diagrammatique ou un trait de diagramme Â» 

ouverts au sous-monde 

au lieu de « Donc, vous voyez, si je dis : imposer une tĂąche Ă  une multiplicitĂ© peu nombreuse dans un espace fermĂ©, ou si je dis : contrĂŽler les Ă©vĂ©nements principaux d’une multiplicitĂ© nombreuse dans un espace ouvert, si je dis ça, je donne des catĂ©gories de pouvoir. En revanche, je dis : punir, Ă©duquer, faire travailler, enseigner etc. etc., je dis tout ça, je dis : ce ne sont pas des catĂ©gories de pouvoir, ce sont des catĂ©gories de pouvoir/savoir. Â»

mon couz ne m’a pas send beaucoup de photos d’Ɠuvres de cette exposition

je peux le comprendre 

ces objets d’art sont exposĂ©s comme des archives ou source dont les « fonctions [ont Ă©tĂ©] formalisĂ©es et des matiĂšres [sont] formĂ©es. MatiĂšres formĂ©es, c’est : Ă©colier, ouvrier, prisonnier. » pour le contexte et l’objectivation d’une histoire culturelle pan-arabique tremblante et 

celle micropolitique de Beyrouth ŰšÙŠŰ±ÙˆŰȘ, de [1950, cos( 𝓍 + contemporain postcolonial)]

faisant de cette ville, 

« en soi, un manifeste de la fragilitĂ© Â»

or c’est dommage qu’il n’y ait pas d’écologie dans l’expo pour les luttes tiers-mondistes —

le Liban a participĂ© en 55 Ă  la confĂ©rence de Bandung en IndonĂ©sie. 

ma playlist : LP2 LA HONDA 19 FREEZE CORLEONE MAARLO SB LA F. JSX GAZO GREEN MONTANA SO LA LUNE KEN VYBZ CAMEO KILLI JOZZI KIMA KERCHAK ICE SPICE SAAMOU SKUU MALTY 667 x 669 2BZ ZOLA LALA &CE MENACE SANTANA LA FÈVE 137 SKWAA SKENG FELA 42DUGG KNUCKS COCHISE BIA $NOT YANN CLÉRY MinistĂšre A.M.E.R  BU$HI KING VON 1MPLIK140 PLAYBOI CARTI NINA SIMONE MILES DAVIS JOEY DABA$$ AYA NAKAMURA 21 SAVAGE A$AP MOB ! 

il est midi et des poussiĂšres. Emile a traversĂ© les expos du MacLyon en 

quelque heure

il poursuit le Mofo vers sa derniĂšre sĂ©quences Un monde d’une promesse infinie

la plus consĂ©quente elle regroupe une centaines d’artistes de plusieurs pĂ©yi se

dĂ©ployant sur onze plateaux incarnant dixit « les cycles de notre fragilitĂ© universelle Â» lol www.be-a-white-man.com grace you of universality, actually it’s natural way of naturally you making shit u know

çà va aller plus vite car le propos est identique 

et puis, il n’est allĂ© qu’au 

MUSÉE GUIMET (le bñtard a prix un Uber) ANCIENNES USINES FAGOR

☛

hĂ© je craint qu’un texte de critique d’art ne consent point pour fin l’expliquation in fine des tenant et aboutissants d’un Ă©vĂ©nement art-tische-tique 

et de ses secrets 

alors,

j’écrivoque, je sors de l’oeil d’ÈsĂč 

— et ce qui me rend fort marri — c’est le volume « d’oeuvre art contemporain et historique, de nouvelle commandes in situ et de nombreux objets Â» qui Ă©pousent lĂ  l’hĂ©gĂ©monie idĂ©ologique 

de la suprématie blanche (homicide racisme)

L’atmosphĂšre de ruines (usine dĂ©saffectĂ©e, musĂ©e abondonnĂ©e, jardin Ă  l’anglaise) 

qui nimbe ce thĂšme de fragilitĂ© peut s’envisager intellectuellement

cependant il se dĂ©gage  

par la prĂ©sence d’oeuvre ancien’ non contextualisĂ©e une hiĂ©rarchie  

la fragilité blanche (white fragility tiré du livre éponyme) étant le canon souverain

selon oim de cette atmosphĂšre raciale dans le Mofo au mĂȘme vue que la thĂ©orie faciale de Petrus Camper

Ă©tayĂ© par les travaux de l’historien de l’art 

Winckelmann (1717-1768) qui érigea un idéal grecque de

beautĂ© masculine 

permettant Ă  Camper de griffonner un systĂšme de mesures de l’angle crĂąnien Ă  partir de singes (58° pour l’orang-outang) puis des nĂšgres (70°) jusqu’au profil d’un « moulages de statues romaines (95°) et grecques (100°) Â», le mĂąle europĂ©en ayant (80°) sur cette Ă©chelle de l’évoluĂ©. 

Pour le scientifiques patriarche, les ouvertures faciaux « de moins de 70° correspondaient aux museaux des mammifĂšres. Les individus Ă©taient soumis Ă  des angles faciaux variĂ©s. La ligne faciale du bĂ©bĂ© dont les dents n’Ă©taient pas encore sorties accusait un angle de 95° ; chez l’enfant d’un an, il s’Ă©levait Ă  100° Â»

crĂ©dit : L’Invention de la race. Des reprĂ©sentations scientifiques aux exhibitions populaires.

Les effets de cette lois de l’histoire naturelle masculiniste influencĂ© par Buffon ne se trouve pas en quarantaine, comme on pourrait s’y attendre, au musĂ©e Emile Guimet, ancien Museum d’histoire naturelle de Lyon (1914-1968), 

mais sa diffusion raciale anti-noire s’oxygĂšne de maniĂšre mondiale, 

les espaces de la biennale de Lyon ne pouvant ĂȘtre immunisĂ© par un quelconque vaccin, contribue plutĂŽt Ă  la propagation de ce trauma somatique et phylogĂ©nique

« cette position mesure/outrance qui sert aussi dans le champ de l’art ancien avec le binĂŽme classique/baroque et la soi-disant rĂ©ticence française au baroque sera vouĂ©e Ă  de beaux jours dans nombre de manuel d’histoire de l’art. La mesure caractĂ©risant l’art français Ă  travers le temps, permet de le diffĂ©rencier et d’en assurer la supĂ©rioritĂ©. Â»

Il serait nĂ©cessaire d’analyser la notion de mesure Ă  partir des thĂ©ories compassĂ©es du baroque chez Glissant et de Deleuze telles deux faces d’une mĂȘme piĂšce qui ne se dĂ©tache point de l’idĂ©ologie racialiste de l’histoire de l’art 

crédit : Emile et paw

La prĂ©sence de reproductions dĂ©crĂ©pies de momies et de medu-netjer en toile peinte pour diversifier les formes de fragilitĂ© des civilisations passĂ©es ne fait que de racialiser davantage la situation de l’évĂ©nement puisqu’il n’est jamais fait mention des origines nĂšgre de l’Egypte Ă©tudiĂ© par le Cheik Anta Diop et

du vol de l’histoire par l’occident 

des racines kémites-asiatiques des cultures philohéllÚnes

par ailleurs, ses reproductions perpĂ©tuent l’illettrisme 

et l’orientalisme au tour de cette Ă©criture sacrĂ©e ayant pris naissance au bord 

du Nil Noir

J’ai Ă©tĂ© troublĂ© par la volition et la frivolitĂ© par lesquels les deux MCs ont investi le mobilier en bois du musĂ©um censĂ© prĂ©senter et classer des spĂ©cimens dans plusieurs armoires vitrĂ©e ceint au mur —

cela m’avait paru neuf tout d’abord de placer les oeuvres de Zhang Yunyao

sur la pratique du BDSM Ă  l’intĂ©rieur

crĂ©dit : de l’artiste

Faisant le tour grùce à la video envoyé par Emile

mon attention est captivĂ© par un’ armoire vide et pas Ă©clairĂ© 

on peut y lire sur un cartel de l’autre cotĂ© de la vitre

Les primates singes antropoĂŻdes

et puis 

tout mon enthousiasme s’efface —

l’investissement de ce bñtiment ne me semble plus qu’une

boulimie curatoriale mal digéré

j’ai arrĂȘtĂ© depuis de me convaincre qu’ils ont laissĂ© cet objet culturel 

en l’état pour signifier que sapiens sapiens sera bientĂŽt exposĂ© comme tel 

dans un’ grand armoire oĂč il serait inscrit : primates sapiens negrocĂšne 

le peu de culture (prendre soin) autour de cet objet clef parmi tant et tant

Ă  radicaliser mon acuitĂ© 

Ă  observer cette Ă©vĂ©nement comme l’empreinte archĂ©ologique —

de la fragilitĂ© anti-noire 

Pour RobinDiangelo l’autrice de White fragility, la fragilitĂ© « constitue quant Ă  elle un mĂ©canisme de dĂ©fense permettant de refuser d’endosser le costume du dominant et ainsi de profiter, sur le plan rhĂ©torique, d’une position imaginaire de victime. La fragilitĂ© blanche qu’expose DiAngelo peut ĂȘtre plus ou moins inconsciente ou tactique selon les cas. Â»

ici y a de l’évitement martiale sinon pour quoi laisser le signifyin’ monkey 

rater ad vitam ĂŠternam « l’Ɠil dĂ©robĂ© Â» que nomme ainsi Sanglis : 

« l’Ɠil dĂ©robĂ© vient Ă  mĂ©fait / le laps des ans nous a paru d’éternitĂ© / il n’est que de nos mots l’amas dĂ©nudĂ©, fol Â»

en surplus de la damnation de la couleur de leur peau, les connotations biologique de singerie s’est imposĂ©e au corpse/core/corps/qore noirs 

encastrĂ©s dans un’ grande armoire portative de mise Ă  mort 

iels luttent tant bien que mal Ă  renverser noirement, cette injure

— signifyin’ monkey peut se traduire par si(n)g(n)er le singe (l’emmĂȘlement de signe « sign Â» et singe « monkey Â») cette pratique sĂ©culaire tente par plusieurs techniques d’avoir le dessus sur un stigmate ou un adversaire

ainsi le hic est prĂ©sent 

dĂšs la sĂ©lection des oeuvres et leurs scĂ©nographies 

qui s’évertuent Ă  exposerune fragilitĂ© blanche 

dominante et destructrice

allons mĂȘme jusqu’à rĂȘver de maniĂšre eschatologique ou ambiguĂ« 

leur privilĂšge pervers  

crédit : Emile et paw

ils sont tombĂ© dans un lieu commun nocif oĂč les sculptures ancien’ nimbĂ© de connotations racistes et idĂ©ologiques les dĂ©passent ! Il aurait pu travailler la fragilitĂ© avec les collections du musĂ©e des africain de Lyon — ou bien avec le voyage de Martin Luther King dans la ville 

en consĂ©quence, sont confinĂ© Ă  un’ vision Ă©dulcorĂ©e, 

les oeuvres d’ontologie non-blanc 

soit ceux des artiste noir-es exposĂ©-es 

qui se comptent ici sur le doigt d’une main

noirx selon la variation actuelle de 

la ligne de couleur que semble ne pas voir les 2 Mcs

ielles sont damnĂ©-es Ă  faire du théùtre grec ou Ă  vouloir jouer le personnage noir d’un’ piĂšce racialiste de William Shakespeare

« Et puis tu vois, y a rien qui m’attend ici que la misĂšre pour du profit
 Y a un vivier d’talent dans ma ville, mais on est vouĂ© Ă  destin tragique

C’est la jungle, c’est le zoo ici que des fous, ça ressemble Ă  l’asile


J’ai pris un CDI au studio, j’me vois pas finir Ă  l’usine
 

Tout pour le gang, tout pour l’putain bastion » 

iels pourront jamais jamais comprendre gars — 

cimer Big la F pour ta vibe. mon « objectif n’est pas de valoriser « la mentalitĂ© de la rue » Â» mais de mener un pouvoir radical noir pour scĂ©ller la blancheur et ses sĂ©quelles car sa destruction est un leurre 

tout en sachant que cette esprit de la rue « est Ă  l’origine d’une destruction gĂ©nĂ©ralisĂ© Â» de la communautĂ© noire comme l’édit le psychologue Bobby E. Wright parallĂšlement Ă  la mentalitĂ© d’élite « de nos frĂšres et soeurs diplĂŽmĂ©s de grandes avec des honneurs, qui font parties des Noirs les plus dangereux au monde et agissant contres les intĂ©rĂȘt des Noirs, parce qu’il ont une orientation eurocentrique Â» — Aho

PAW is PAWER, mĂȘme dans l’évent, PAW is till <3

ici c’est l’OM fuck Paris et l’OL

TĂ©lĂ©phone : 

Amzat Boukari-Yabara — Walter Rodney, Un historien engagĂ©, 1942-1980

La F — Trap star — Outrou

Walter Rodney — How Europe underdeveloped Africa 

Robin Diangelo — FragilitĂ© Blanche 

Henry Louis Gates — The Signifying monkey 

Edouard Glissant — PoĂšmes complets —Terre magnĂ©tique 

Bancel, Nicolas, Thomas David, et Dominic Thomas — L’Invention de la race. Des reprĂ©sentations scientifiques aux exhibitions populaires.

Sam Bourcier — Homo Inc.orporated : Le triangle et la licorne qui pùte

L.G Damas — Black Label 

Webdeleuze — Sur Foucault le pouvoir

Toni Morrison, BLVD

Anne Lafont, L’art et la race : l’Africain (tout) contre l’oeil des LumiĂšres

Kevin Quashie — The Sovereignty of Quiet: Beyond Resistance in Black Culture

Klah Popo — Yovodah Et Panafricanisme. RĂ©sister Pour Survivre. S’unir Pour RenaĂźtre

Claudia Rankine — Citizen – Ballade amĂ©ricaine

Art thoughtz 

MinistĂšre A.M.E.R — Brigitte femme de flic

Antonio Gramsci — Cahier de prison 

Bobby E. Wright — La PersonnalitĂ© Raciale Du Psychopathe Et Autres Essais

ÈsĂč : dieu noir de l’interprĂ©tation dans la tradition Yoruba au Dahomey et au Nigeria, au BrĂ©sil et Ă  Cuba, en HaĂŻti et Ă  la Nouvelle-OrlĂ©ans. Esu est un forme actualisĂ©e du dieu Ă©gyptien, Djehouty (Thot en grec ancien). 

Marine BellĂ©go, Enraciner l’empire, une autre histoire du jardin botanique de Calcutta (1860-1910)

….

PAW (Paul-AimĂ© WILLIAM) : Membre de la revue AFRIKADAA et doctorant en histoire de l’art de la Guyane (EHESS & IMAF).

669 + 973 = 1642, yovodah (Biennale de Lyon) Lire la suite »